MISS : RENCONTRE AVEC L’ÉQUIPE DU FILM + MON AVIS

Le réalisateur Ruben Alves et les comédiens Alexandre Wetter et Stéfi Celma étaient présents mercredi 27 février à La Rochelle, afin de présenter au public Miss, un film dans lequel le personnage d’Alex décide de concourir à Miss France en cachant son identité de garçon. Un évènement organisé par Hélène FM et l’émission « Chut, on écoute la télé » d’Alain Jeanne au Méga CGR de La Rochelle.

J’ai eu la chance de pouvoir discuter avec l’équipe du film suite à l’avant-première, rencontre avec trois personnalités bienveillantes et profondément humaines.

RUBEN ALVES, LE RÉALISATEUR

Qu’est-ce qui vous a donné envie de réaliser un film sur un personnage androgyne, dont le rêve est de devenir Miss France ? D’où part l’idée ?

La société dans laquelle on vit aujourd’hui, me fatigue un peu. Les gens portent sans cesse des jugements sur les autres, tout le monde place des étiquettes sur tout le monde et le manque de tolérance s’accroît. Donc, ce film, il a été pensé pour ça, pour parler des personnes qui ont envie d’être elles-mêmes, envie d’être ce qu’elles sont, d’assumer qui elles sont, envie d’être libres.
Et puis, il y a une rencontre qui se fait avec Alexandre (Wetter). J’étais en recherche, j’avais envie de toucher le grand public, même avec un sujet délicat, complexe : la problématique – même si je n’aime pas ce mot -, du genre, de l’identité. C’est là qu’Alex apparaît dans ma vie. Je le rencontre et je n’ai plus aucun doute : c’est lui qui doit faire ce film ! Non seulement parce que c’est une personne libre, qui s’assume pleinement, mais je savais aussi qu’il comprendrait mieux que personne ce que j’ai envie de dire, de raconter. Cette rencontre a été déterminante pour Miss.

Est-ce qu’avec un sujet aussi délicat, comme vous le disiez à l’instant, vous avez eu des difficultés pour le produire, le financer ?

C’était pas facile. Cependant, j’ai eu plusieurs chances. J’ai fait un premier film (La Cage Dorée) qui avait bien marché. On a alors envie de vous faire confiance et dans le même temps, ça ne veut pas dire grand chose non plus. J’ai des producteurs formidables qui me connaissent depuis longtemps, qui ont produit La Cage Dorée et qui m’ont soutenu coûte que coûte, sans rien lâcher. Tout ça saupoudré d’un peu de chance sur l’actualité, c’est un film ancré dans la réalité de notre société, donc… En enlevant tout cela, c’était très difficile. Notamment, parce que les gens manquent de courage. Ils sont curieux et, en même temps, réticents.
Je remercie les partenaires OCS, Warner, France Télévision, qui m’ont suivi sur ce projet et y ont cru.

Vous évoquiez le nom d’Hugo Gélin. Est-ce que son nom et ses récents succès cinématographiques, associé au projet, a permis de convaincre les studios de financer Miss ?

Hugo est une personne extrêmement intelligente. On a grandi ensemble, c’est comme mon frère. Il a compris exactement l’ambition du projet et ce désir de toucher le grand public sur ce sujet-là. Donc, je pense qu’il a eu les bons arguments, qu’il a su trouver les mots pour convaincre. Il en parlait très bien, notamment lorsqu’il a rencontré Alex. Il a fait avec brio, son travail de producteur.

Et on espère un César pour Benjamin Lavernhe (Mon Inconnue, réalisé par Hugo Gélin) demain lors de la cérémonie…

On attend vendredi avec impatience.

Je regrette que Mon Inconnue n’est pas eu davantage de nominations aux Césars. C’est un film incroyable…

On est d’accord.

Pour en revenir à Miss, comment TF1 et Endemol, qui gère la marque Miss France, a t-elle accueilli le projet ?

Au départ, ils étaient surpris du pitch et avait des doutes sur le résultat. Malgré tout, ils étaient assez curieux. Nicolas Copperman, qui est le patron d’Endemol, cinéphile, a compris le besoin de réaliser un film comme celui-ci.
Sylvie (Tellier), très ouverte. Elle nous a accueilli dans les coulisses du Concours, et ça s’est super bien déroulé.

Est-ce qu’ils vous ont aidé sur l’écriture et la mise en scène des séquences internes au concours Miss France ou sur la dernière partie du film, avec cette reconstitution du Concours en direct ?

En amont, oui. Durant l’écriture, j’ai beaucoup sollicité Sylvie pour aller voir comment cela se passait. J’ai fait 2-3 déjeuners avec elle, je lui ai parlé de toutes mes attentes, comment je voyais les choses, de mes doutes sur la crédibilité des scènes.
Après, plus du tout. Elle a découvert le film à la fin.

Le personnage joué par Isabelle Nanty fait une critique assez virulente du concours Miss France. De plus en plus de gens partagent son opinion. Et vous, quel est le vôtre ?

Vous prenez le personnage d’Isabelle Nanty et le personnage de Pascale Arbillot (Présidente du concours Miss France) dans le film, c’est un peu moi.
D’une, les filles le choisissent. On ne leur impose rien, c’est elles qui choisissent d’y aller. Donc, no stress sur ça, sur les poussées de cris féministes. C’est une représentation de la féminité, c’est UNE des représentations de la féminité, avec ses codes et, c’est peut-être là que j’ai un peu plus de réticence. Après, c’est sincère. On peut dire ce que l’on veut moi, pendant un an, j’ai été au cœur du concours pour chercher ma nourriture. J’ai vu une sincérité. Les gens le font au premier degré, il y en a qui sont à fond, il y a des gens bénévoles, il y a des familles de toutes générations qui sont en écharpe et, ça leur fait du bien. À partir du moment où ça fait du bien, pourquoi s’en priver ? Oui, finalement, j’ai de la tendresse pour ce Concours.

Vous l’avez dit, le film montre aussi comment les Miss sont choisies, leur parcours avant la grande soirée en direct, leur préparation, etc… Vous, comment avez-vous choisi vos Miss ?

Tout partait d’Alexandre. Il y avait Alex et, autour, je composais pour qu’il y ait une diversité. Il y avait également des vrais Miss qui, spontanément, voulaient faire les actrices. C’était super, elles étaient dynamiques. Ensuite, il y avait des actrices dont Stéfi en tête, qui jouaient les Miss. Tout ça mélangé, ça a fait un melting-pot très chouette. Mais c’était vraiment sur l’énergie en fait. Je voulais qu’elles dégagent quelque chose d’homogène dans la diversité. Il y a des filles blacks qui sont sublimes. Je pense à Justine qui a les cheveux tout rasés. Elle est venue : « Tu ne penses pas que ça fera bizarre ? Au vrai concours, je n’aurais jamais pu être ainsi. ». Et moi c’est justement ce qui me plaisait, je lui ai dit de venir comme ça. Je ne suis pas le concours Miss France, je suis un film. Et je veux montrer ça !
Miss, c’est surtout un mélange de belles énergies.

Au début du film, vous présentez les personnages dans un joli plan séquence où Isabelle Nanty vient récupérer les loyers de ses colocataires, colocataires aux ethnies et nationalités différentes, – une scène hilarante au passage -. C’était important pour vous d’avoir un cast principal éclectique ?

Oui, parce que pour moi c’est la vie. Je suis un peu peiné de voir le manque de diversité dans le cinéma français, sauf lorsque l’on fait un film sur une communauté, par exemple.
Quand je prends un personnage asiatique comme c’est le cas dans mon film, ce n’est pas parce qu’elle a un truc à dire sur l’Asie ou qu’elle parle de l’Asie, non.

Sur la dernière séquence du film, avez-vous sollicité des chorégraphes pour créer les différents tableaux de la cérémonie ?

Si j’avais eu plus de temps, je les aurais crée moi-même parce que j’adore faire ça.
En face du décor, là où on tournait les scènes « chez » Isabelle Nanty, figurez-vous qu’il y avait un des studios de dance (Lax Studios) les plus cools et les plus côtés de Paris. Nous y sommes allés pour leur demander de l’aide. Un des deux chorégraphes, Nicolas Huchard, n’était pas disponible puisqu’il partait sur une tournée avec Madonna. C’est le second chorégraphe, Kevin Bago, qui s’est occupé de nous. Et moi derrière, hystérique : « Non faut faire ci, non faut faire ça…. » (rire). Lui était calme, pro, moi hystérique (rire).

ALEXANDRE WETTER, NOTRE MISS

Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter le rôle d’Alexandre.a ?

C’est quelque chose qui ne se refuse pas, d’autant que c’est dans la continuité de mon travail. J’ai commencé en tant que mannequin et, j’avais besoin de travailler sur ma féminité, sur mon féminin, c’était ici l’occasion de le sublimer, d’aller dans une recherche qui va au-delà même de l’esthétique. J’étais plus dans une recherche d’émotions. Et puis, la rencontre avec Ruben… ça a été une évidence. Je ne pouvais pas refuser.

Comment il vous a-t-il repéré ?

Sur Instagram.

Aussi simplement ?

Aussi simplement (sourire).

Vous avez suivi un entraînement physique particulier pour le rôle ?

Oui. J’ai fait énormément de sport. J’ai même perdu 10 kg. Je faisais 2 heures de barre au sol par jour et des cours de maintien pour ne pas minauder et « retirer » ce côté mannequin. Il fallait que j’ai une démarche normale, de femme.

C’est votre premier rôle au cinéma. Pour l’acting, vous avez suivi des cours de comédie ?

Effectivement. J’avais un coach, Daniel Marchaudon. Il m’a appris à mieux cerner le personnage, à le comprendre, ne pas le juger. C’était un chemin vers moi, vers le personnage d’Alexandre.a. Les séances étaient très intenses. Il n’y a pas un moment où je n’ai pas pleuré pendant les séances de coaching. Ce fûrent deux mois intensifs.

Aussi intenses que les séances avec votre ami boxeur, qui coache votre personnage dans le film ? (rire).

Ah oui (rire). À côté, c’est une douceur. Là, c’était réellement deux mois de pleurs (rire). À chaque séance je me demandais pourquoi je m’infligeais ça et, en même temps, je me disais que c’était génial.

Vous disiez à l’instant que vous aviez besoin de « retirer » le côté mannequin de votre démarche. Votre passage dans le mannequinat ne vous a donc pas aidé pour le rôle ?

Si. Les dix ans passés dans le mannequinat m’ont permis de travailler mon féminin, de connaître la lumière, de savoir qu’est-ce qui me va, qu’est-ce qui ne me va pas, de me connaître moi-même, de supporter les talons, les corsets, de savoir se faire maquiller – ce n’est pas quelque chose de facile en réalité -. Tout cela, ça m’a donné plus d’endurance. Si je n’avais pas fait tout ce chemin avant, je pense que je n’aurais pas été si endurant sur le film.

Qu’est-ce qui a été le plus dur pour vous sur le tournage du film ?

Les talons (rire). Plus sérieusement, je ne sais pas. Lorsqu’on me pose cette question, je ne sais pas trop quoi répondre. Pour moi, tout a été si merveilleux…

Ruben, le coupe : C’est d’arrêter, non ?

Oui, merci. C’est vrai. Arrêter le tournage, ce fut extrêmement difficile. J’ai ressenti un grand vide.

Hier soir, après la projection de Miss (lors des questions/réponses avec le public), une petite fille a pris la parole…

Oh mon Dieu, oui…. (Alexandre est encore ému de ce moment).

Elle nous a confié que grâce au film, elle avait « compris qu’il faut réaliser ses rêves ». C’est aussi le message de Miss : croire en ses rêves ?

Tout à fait ! Croire en ses rêves mais croire en soi, avant tout. Et qu’est-ce qui est plus innocent et plus pur que le rêve d’un enfant ? Quand on se reconnecte avec notre enfant, notre nous-même enfant souvent, c’est dénué de toute influence sociétale. Il faut rester soi-même, c’est le plus important, j’insiste sur ça. Donc oui, lorsque cette petite nous a dit ça, ça nous a mis la larme à l’oeil. Elle était mignone !

A travers votre parcours et ce rôle, vous êtes fier, j’imagine, de pouvoir donner une vitrine à une catégorie de personnes souvent discriminées et mises à l’écart.

Bien-sûr ! Mais ça va au-delà de ça. Je suis comme Ruben, je m’adresse et je me sens comme tout le monde.
On ne se connaît pas et, souvent, la société nous impose des normes par conséquent, on se ment à soi-même. Et c’est surtout la chose à ne pas faire. Il faut s’aimer, tout simplement. Il ne faut pas avoir peur, être optimiste. C’est ça le plus grand danger : avoir peur. Il n’y a rien de pire, en même temps pour soi et pour les autres. Si on éloigne la peur de nous, tout ira bien.

Vous avez joué dans une série que j’aime particulièrement, Versailles. En quelques mots, comment avez-vous vécu cette incroyable expérience ?

Je n’avais pas un grand rôle mais, Versailles a été une de mes premières expériences en tant qu’acteur. C’était très intéressant, instructif de voir l’envers du décor. Intensif aussi. Puis, j’ai eu la chance d’aller dans des lieux que je n’aurais jamais pu voir et d’apprendre pleins de choses sur l’histoire de France. J’ai pris beaucoup de plaisir à revivre cette partie de notre histoire.

STÉFI CELMA (ALIAS MISS PACA)

Qu’est-ce qui vous a convaincu d’accepter le rôle de Miss Paca ?

C’est le nom de Ruben Alves qui m’a convaincu. J’avais vu son premier film, La Cage Dorée, lequel m’avait beaucoup touché, je trouvais qu’il y avait une grande humanité dans on regard, une vraie vision de metteur en scène. J’étais curieuse de savoir ce qu’il allait faire. Ensuite, j’ai rencontré Ruben dans un festival où nous étions membres du jury et, où il y avait déjà un très bon feeling. Suite à cela, j’ai passé une audition pour le film et on s’est revu. Ruben voulait me confier le rôle d’une « biatch » (rire), d’une peste. Je n’avais jamais eu l’occasion de jouer ce genre de rôle donc, tout ce qui peut être à l’opposé de ce que je suis dans la vie, ça m’intéresse. Toutefois, cela ne veut pas dire que ça ne me fait pas peur. Néanmoins, ce qui m’a rassuré c’est le switch qu’il y a avec ce personnage. C’est une grande ambitieuse, qui a sûrement rencontré des difficultés par rapport à sa propre identité, qui a envie d’aller au bout de ce concours et qui, face au courage d’Alex, fini par baisser les armes.

Vous vous souvenez de votre première rencontre avec Alex ?

J’ai été fascinée par cet homme extraordinaire. Il est arrivé comme ça avec tellement de grâce, son authencitité, sa liberté, j’étais subjuguée de voir à quel point il est à l’aise avec son corps. C’est un des raisons qui m’ont poussée à accepter le rôle de Miss Paca.

Ses jambes aussi, j’ai crû comprendre… (rire)

(rire) Ses jambes… On bavé toutes. C’est-à-dire que même dans sa démarche ont était toutes entrain de nous plaindre sur nos talons et lui il était en détente. Vous le voyez, même dans le tableau final lorsqu’il arrive, la lumière qu’il dégage et nous derrière, on pouvait faire ce qu’on voulait on était invisible (tout le monde rit). Il a une vraie grâce naturelle.

Vous auriez pu passer le concours Miss France, vous n’en avez jamais eu l’envie ?

C’est adorable, merci.
Plus jeune j’avais ce rêve de petite fille, mais qui s’est un peu dissipé avec le temps. À l’époque, j’étais tétanisée d’être jugée sur des critères physiques. Cependant, je me suis rendue compte, plus tard, qu’il y avait d’autres critères qui rentraient en compte notamment, la culture générale. Et je peux vous dire que j’ai fait quelques fautes.

Alexandre : On a tous fait quelques fautes.

Il y a des questions parfois assez pointues. On a rencontré des vrais Miss qui ont pleins de beaux projets professionnels et qui, humainement, sont sublimes donc, ma vision du concours a évolué. J’ai de la tendresse aussi, comme le disait Ruben, sur Miss France.

*SPOILERS* Est-ce qu’il y a une scène d’une film, qui vous a marqué/touché plus qu’une autre ?

Je pense à cette scène où mon personnage se rend compte qu’Alex est un homme et, face à ce courage, elle se rend compte qu’elle a un concurrent égal , peut-être même plus courageux. * FIN SPOILERS * L’émotion d’Alex à ce moment-là m’a transportée parce que c’est une personne si authentique et pure que, lorsque je le regardais, j’étais bouleversée. C’est son premier film mais, quand je jouais avec lui, c’est moi qui avait l’impression de faire mon premier film. Il a un don naturel. Certaines personnes ont ça en elles. J’admire les acteurs authentiques qui sont dans leurs vérités. Alors oui, il y a du travail, de la technicité, mais il y également des gens qui ont ça en elles, qui vous donnent leur cœur et vous avez juste à composer avec ça.

Mon avis (sans spoilers) :

Avec Miss, Ruben Alves signe un second long-métrage généreux, humain et d’une extrême sensibilité. Pourtant, le sujet du film n’a foncièrement rien de séduisant sur le papier surtout si comme moi, le concours de Miss France, vous vous en tamponnez le coquillard. Toutefois, la curiosité l’a emporté. Et, force est de constater qu’on se laisse rapidement prendre dans la narration virevoltante de Ruben Alves et par l’aventure extraordinaire et folle d’Alexandre, androgyne, dont le rêve est de devenir Miss France. Pourquoi ? Parce que Ruben Alves transcende ce sujet à priori banal en sujet de société actuel, propose un regard neuf sur le concours Miss France et offre une morale évidente mais déchirante.
Miss est bouleversant. Alexandre Wetter, tout en délicatesse, s’impose à nous comme une évidence. Ce n’est que son premier film et, l’humanité qu’il dégage à l’écran, suffit à nous faire fondre en larmes dans les moments intimes. Oui, vous allez pleurer. Abondamment. Notamment parce que Miss est parfois dur, violent, à la fois dans ses dialogues que dans les situations vécues par les personnages.

La force du film, c’est aussi la richesse de sa diversité. Ruben Alves a choisi un cast éclectique, pour représenter la vraie vie. Cependant, sa diversité est assumée, elle sert la narration. Elle n’est jamais présente dans une optique victimisante et n’est jamais utilisée comme une machine de vannes clichés, dont la comédie française est friande. L’humour, parlons-en. Si Miss émeut, le film n’en oublie pas pour autant sa part de comédie. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’humour fait mouche à chaque fois. Isabelle Nanty offre des fulgurances humoristiques incroyables, tout comme les deux jeunes aux ambitions floues (Hedi Bouchenafa, Moussa Mansaly) et, à un Thibault de Montalembert méconnaissable dans le rôle d’un travesti et qui au-delà de la comédie, livre une performance aussi tendre qu’émouvante.

Miss changera votre regard. Changera votre façon de voir les autres, de mieux accepter les différences et les rêves (même s’ils semblent inatteignables) de chacun. Et si la tolérance est un mot inconnu pour vous, que votre langage vous interdit de prononcer, passez votre chemin, vous êtes perdus.
Miss vous troublera. Par sa beauté narrative, la gestuelle authentique de sa caméra, sa mise en scène énergique à l’image de ses personnages, impétueuse, vigoureuse, tantôt stricte et rigoureuse, aux lignes symétriques et aux cadres oppressants, comme peut l’être parfois, le concours Miss France.

Merci à Pamela Nicoli et au Méga CGR de La Rochelle pour l’invivation et l’opportunité d’interviewer trois belles personnes. Ainsi qu’àl’Hôtel SPA de Chatelaillon pour leur accueil toujours aussi chaleureux.

Miss sortira le 11 mars prochain.

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