HORYA BENABET : PORTRAIT D’UNE JEUNE FILLE EN FEU

Avec son regard flamboyant et sa voix rocailleuse, Horya Benabet séduit chaque soir les aficionados de la quotidienne Plus Belle la Vie. Fraîchement débarquée dans la fiction culte de France 3, la comédienne y incarne Betty, nouvelle élève au lycée Scotto. Personnage complexe, Betty est à la fois indépendante et fragile, fêtarde et mélancolique, lumineuse et caractérielle. Elle est la somme de toutes ces contradictions et, la beauté de son personnage réside-là, dans ces différents aspects, touchants et attachants.
Depuis son apparition dans la série, Horya Benabet a fait naître un véritable engouement autour de sa personnalité. C’est par cette personnalité volcanique mais aussi par son talent qu’elle a su charmer les directeurs et directrices de casting de tous horizons, lui offrant aujourd’hui une opportunité rare : faire partie d’une aventure suivie chaque soir par des millions de téléspectateurs. Désormais, elle fait chavirer le cœur de Kylian (Tim Rousseau) – et le nôtre au passage -, pour le meilleur et pour le pire.

Portrait d’une comédienne brillante, à l’avenir prometteur…

Au commencement…

Son envie de devenir comédienne, Horya Benabet l’a toujours eu au fond d’elle. Petite, elle s’amusait déjà à enregistrer des actrices qu’elle voyait à la télévision et les imitait devant un miroir. Ses goûts en matière de cinéma sont éclectiques. Des films d’actions comme Kill Bill – qu’elle peut regarder « 50 fois » – aux comédies romantiques telles que Titanic ou Pretty Woman – Horya est aussi séduite par de nombreuses figures féminines. Mila Kunis, Uma Thurman, Camille Cottin, Sophie Marceau ou encore Marion Cotillard, autant d’actrices talentueuses qui ont fait naître son amour pour le jeu.
Au collège, c’est sa professeure de français qui a repéré un potentiel chez la toute jeune adolescente. Sur les conseils de son enseignante, la mère d’Horya l’inscrit donc pendant un an et demi à des cours au Théâtre Jacques Prévert à Aulnay-sous-bois (93). C’est ici, dans ce milieu magique, qu’est réellement née la passion pour la comédie.

On le sait, les métiers d’artistes sont des métiers aléatoires. Beaucoup de monde sur le marché et peu d’élus. Alors, pour se rassurer et rassurer sa famille, Horya décide de s’engager dans une filière qu’elle n’apprécie guère et se lance dans un CAP Coiffure. Même ici, elle ne peut s’empêcher de jouer. Les clientes l’adorent, mais les rêves rattrapent souvent la réalité. Après son diplôme, elle quitte tout et plonge à cœur perdu dans ce désir fou qui l’habite depuis sa plus tendre enfance : le théâtre.
Et puis, une rencontre va bouleverser sa vie…

Pour se former, Horya fait alors des recherches sur internet. Elle trouve ainsi un professeur qui forme de jeunes comédiens/comédiennes à la méthode de l’acteur studio, à domicile.
Malheureusement, l’inscription et les cours sont très chers. Mais le regard animé de cette jeune femme qu’il a en face de lui, qui brûle d’une volonté ardente, le convainc de lui proposer un marché. En échange de la mise en place de la salle et d’une aide à la préparation, Horya suit gratuitement ses cours pendant trois années. Elle en sort diplômée et enrichie d’une formation complète. Prête à affronter le monde impitoyable des castings, le combat pour exister démarre…

Les Justes : une étape importante

« Je suis désolé mais quand on a un chien en face de soi, on ne peut pas être un chat. On est un chien, c’est tout ! » – Abd Al Malik, Les Justes.

Autonome, Horya cherche des castings sauvages sur internet. Elle répond à une annonce pour intégrer une troupe de théâtre, celle d’Abd Al Malik, qui cherche des comédiens et des comédiennes connu(e)s et inconnu(e)s pour une adaptation libre et moderne de la pièce de théâtre d’Albert Camus : Les Justes.
Troublé par la flamme intérieure qui habite Horya, Abd Al Malik lui propose le rôle d’une jeune révolutionnaire. Elle fait donc ses premiers pas sur les planches du Théâtre du Châtelet (Paris), un lieu de rêve pour la comédienne.

« C’était une aventure incroyable, qui restera gravée dans mon cœur à jamais. Il y avait une ambiance familiale, où tout le monde était soudé. […] Chacun me donnait des conseils pertinents. Sabrina Ouazani m’a accueillie comme une petite sœur. C’est un exemple pour moi. Clotilde Courau, c’était maman. C’est mon coup de cœur. Dès que je la vois, je pleure. Je l’aime. Elle m’a raconté toute sa vie, son enfance, sa vie de princesse et comment elle gérait cela et sa carrière de comédienne. Abd Al Malik était un amour. Il veillait sur nous, au petit grain. C’est mon père spirituel. C’est ma première grosse expérience et c’est quelque chose de sacré. On a un amour indéfectible pour sa première troupe, je pense. C’est inoubliable. ».

Suite aux premières représentations, Horya est repérée par une agente avec qui l’entente n’est pas au beau fixe. Une mauvaise expérience qui ne la décourage absolument pas. Elle enchaîne les castings. Un directeur de casting lui présente un agent, qui a bien senti qu’elle n’en démordrait pas. Cédric Pourcher l’accueille dans son agence (CineArt) et lui fait confiance. Le début d’une nouvelle belle aventure humaine…

Le Remplaçant : une expérience inédite

En avril dernier, TF1 lançait sa nouvelle production « Le Remplaçant » avec en tête d’affiche Joey Starr. L’ex-chanteur du groupe NTM incarnait un professeur de français original, aux méthodes particulières. Deux épisodes « pilotes » seront tournés et diffusés, en vue d’une série complète, dans lesquels Horya Benabet a participé en tant que figurante.
La comédienne connaissait déjà Joey Starr, une personnalité qu’elle « adore » et qu’elle était « heureuse » de recroiser sur un plateau.

Elle raconte cette première fois sur le tournage d’une série télévisée :
« C’était de la silhouette. Mais j’ai adoré le tournage. Tout le monde était au top. J’en retiens une belle expérience. Ça m’a énormément nourrie. On apprend beaucoup en observant, en regardant les autres jouer, même si ça a un petit côté frustrant. J’ai tellement faim, j’ai tellement envie de jouer, que ça me mettait un peu hors de moi de ne rien pouvoir dire. C’est aussi pour cela que je n’accepte plus la figuration, aujourd’hui. Ce n’est pas par orgueil, c’est simplement difficile pour moi d’accepter de ne pas jouer sur un plateau. Mais encore une fois, c’était très enrichissant, très formateur ce type d’expérience. ».

Plus Belle la Vie : L’École de la Vie

Quelques mois plus tard, son agent la contacte et lui demande si elle souhaite passer le casting pour Plus Belle la Vie. Bien entendu, Horya ne refuse pas et débarque au casting plus motivée que jamais. Elle sait que l’aventure lui sera bénéfique et qu’elle y apprendra beaucoup de choses au sein de cette équipe qui est en place depuis 17 ans.
« Bizarrement, je sentais que le rôle était pour moi même s’il y avait un doute sur l’âge car je suis plus âgée que Tim. Durant le call-back, Tim était là. Tout de suite, il y a eu une alchimie entre lui et moi. La directrice de casting l’a tout de suite sentie. Ce qui était amusant, c’est que je suis arrivée un peu en retard au second tour. On avait des indications sur le style de Betty mais je n’avais rien préparé. Je suis rentrée dans un petit Séphora, j’ai mis un crayon sur les yeux. Sur moi, j’avais deux barrettes, je les ai mises de chaque côté de mes cheveux. Et j’ai eu le rôle. Quand je suis arrivée après pour les essayages, j’ai gardé le même look et le même maquillage que j’avais au casting. J’ai eu du pif (rire). ».

Pour Horya, Plus Belle la Vie la prépare à de grandes choses. Sur le tournage, c’est une femme comblée, heureuse de faire partie intégrante de cette grande machinerie, de cette grande famille. Elle sait qu’elle gagne en maturité de jeu et en visibilité. Fille hyperactive, le rythme de tournage qu’impose PBLV lui convient parfaitement et l’enrichit autour de comédiens confirmés : « C’est une école pour apprendre. J’apprends à jouer avec la caméra. Avant, j’arrivais sur un plateau et je n’arrivais pas à définir ce que faisaient telle ou telle personne et son métier. Grâce à PBLV, j’ai appris ça, appris à me placer toute seule sur un plateau, à jouer avec la caméra, à gérer mon jeu, etc… Je suis heureuse parce que certaines personnes me disent que j’ai progressé depuis mon arrivée. ».

« Elle avait la beauté d'un ange et la ruse d'un démon », Paul Lawton.

« Elle avait la beauté d’un ange et la ruse d’un démon », Paul Lawton.

Horya ne cache pas sa ressemblance avec Betty. Sa spontanéité, notamment.
« On a l’impression que les auteurs ont étudié nos vies, en parallèle. Chaque fois que je vais tourner une scène, c’est une séquence que j’ai déjà plus ou moins vécue dans ma vie personnelle. » s’amuse-t-elle. Une scène lui rappelle d’ailleurs un souvenir : « La scène où Betty découvre que Kylian conserve des choses intimes d’elle, ça m’est déjà arrivé dans la vraie vie. Pas autant, mais oui, ça m’est déjà arrivé. ». Puis, elle poursuit : Quand j’ai vu la description du personnage, j’ai tout de suite adoré. J’aime défendre Betty. Elle est nonchalante et insolente mais, en vérité, cache un grand cœur sous sa carapace, une sensibilité insoupçonnée. C’est ce que vous verrez aussi dans le prime. Mais je comprends que certains la détestent un peu. Et j’en suis contente, car cela veut dire que je l’interprète bien. ».

Concernant son avenir dans Plus Belle, Horya est catégorique : « Je me suis donné un an. Un an d’apprentissage à PBLV, c’est parfait. Mais si la production ne me bloque pas dans mes projets parallèles, je pourrais peut-être faire un peu plus. ». Et après ?

d’Aulnay-sous-bois à Hollywood ?

« Au départ, je pensais bêtement que venir de banlieue, ne serait pas une force. Avec le temps, je m’aperçois que si, c’est une vraie force. Je suis fier d’y vivre. Quand on né en banlieue, on part évidemment avec un handicap, encore plus lorsqu’on veut faire du théâtre ou du cinéma. D’ailleurs, quand je racontais que je voulais faire du théâtre, on me riait un peu au nez. On me faisait douter et personne ne croyait en moi. Même si aujourd’hui, je ne suis pas encore là où je voudrais être, je suis quand même quelque part. J’étais la seule à croire en moi. Je suis contente de ne jamais avoir lâché. », nous confie Horya. Mais l’interprète de Betty, vous l’aurez compris, ne compte pas s’arrêter là. Elle vise haut, bien plus haut… Si elle ne devait rester dans Plus Belle la Vie que deux mois, Betty semble inspirer les auteurs puisque son personnage, à l’heure actuelle, n’a pas encore de conclusion. Cependant, Horya ne « veut pas que PBLV soit une finalité ». Elle a des ambitions et les assume. La comédienne veut jouer. Tout.
Une avocate.
Une serveuse.
Une strip-teaseuse.
Une folle.

Son rêve ? Aller aux États-Unis. Pour ça, elle apprend actuellement l’anglais et se met déjà en relation avec des agents à Londres : « J’ai vraiment ça dans la tête. Je veux tracer ma route, faire plein de choses différentes. J’ai la dalle ! ».

Prochainement, elle sera à l’affiche d’une comédie romantique. Pour l’instant, tout cela reste secret. Mais Horya Benabet est un nom que vous allez entendre dans les prochaines années, souvent, très souvent…

Pour suivre l’actualité d’Horya Benabet, rendez-vous sur sa page Instagram : horyaben

Crédits photos et vidéos : Agence Artistique CineArt, Instagram Horya Benabet, TF1 et Plus Belle la Vie.

7 commentaires sur “HORYA BENABET : PORTRAIT D’UNE JEUNE FILLE EN FEU

  1. Elle a quelque chose en plus qui peut la mener loin, à condition de ne pas se laisser enfermer dans un certain type de rôle. Son exemple à suivre: Leila Bekthi. Je le lui souhaite et j’aurai plaisir à la revoir

  2. UNE JEUNE FILLE EXTRAORDINAIRE UNE COMMEDIENNE SUBLIME LA NOUVELLE STAR FRANCAISE
    DANS CES YEUX PEUVENT SE LIRE TOUTES LES CONDITIONS POUR ÊTRE CHAQUE PERSONNAGE
    EN UN MOT UNE SUPERBE COMEDIENNE

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