TOUT LE MONDE MENT : VINCENT ELBAZ POURCHASSE LES INTOUCHABLES

Droits d’auteur : Gilles Gustine/FTV/CPBfilms

Le 31 août prochain, France Télévisions dévoilera son nouveau téléfilm, Tout le monde ment, une fiction portée par Vincent Elbaz et écrite par l’auteur de romans à succès et scénariste Olivier Norek.

Dans ce téléfilm, Vincent Verner (Vincent Elbaz), ancien flic, forme avec Alice Mojodi (Mariama Gueye), jeune procureure, Malory (Joséphine de Meaux), pirate informatique et Julien de Grève (Thomas Silberstein), un fils de famille en rupture de ban, le groupe des Affaire Sensibles. Leur cible : les personnalités puissantes, du milieu des affaires, du star-system et du monde politique, habituellement intouchables. Leur règle : comme celles et ceux sur qui ils enquêtent, n’en avoir aucune.

Les riches dans le collimateur

Dans cette première affaire, Vincent Verner et son équipe s’attaqueront donc à l’industriel Charles Favran (incarné avec brio par Nicolas Marié) dont l’intrigue n’est pas sans rappeler le scandale du « Dieselgate » (2009-2015), un scandale sanitaire lié à l’utilisation par le groupe Volkswagen, de diverses techniques visant à réduire frauduleusement les émissions polluantes de certains de ses moteurs et essences.

Mais si Charles Favran fraude, il est aussi complice de meurtres. Olivier Norek tisse alors un schéma narratif subtil pour compromettre son antagoniste dans une histoire à la lisière entre Mission Impossible et James Bond : un groupe de héros disparates, un méchant inatteignable et protégé par ses nombreux contacts au sein des ministères et gouvernements, soirées mondaines, piraterie informatique, manipulations… tout y est !
Sous couvert d’un drame humain, Olivier Norek dévoile alors toute l’hypocrisie et toute l’inhumanité de ces personnalités crasses et sans scrupule, une violence immorale qui explose ainsi sous nos yeux jusqu’au dénouement final, jubilatoire.

Droits d’auteur : Gilles Gustine/FTV/CPBfilms

C’est donc Vincent Marié qui interprète le méchant de cette première histoire. Son interprétation amène une froideur, un détachement au récit, à la fois perturbant et particulièrement énervant. Comment peut-on être aussi insensible au sort d’autrui ? Comme le souhaitait Olivier Norek, Charles Favran est l’exemple type du puissant en pleine confiance, arrogant, car protégé de toute part.
Son émotionnel se terre pour ne montrer qu’un visage manipulateur et vil, forçant Vincent Verner à se surpasser. Et c’est lorsque le héros se surpasse, qu’il devient sublime.

Un nouveau rôle sur-mesure pour Vincent Elbaz

Vincent Elbaz inondera le petit écran à la rentrée. Le comédien sera notamment dans la série Syndrome E de Matthieu Misoffe, une autre fiction policière dans lequel il campe un flic rongé par la mort de sa femme et de sa fille, mais aussi dans ce téléfilm signé France Télévisions, Tout le monde ment d’Hélène Angel. Il y incarne ici Vincent Verner, un ancien policier viré par sa hiérarchie pour son obsession de la vérité et son caractériel incapable de mentir. Deux rôles de flics différents dans lequel Vincent Elbaz détonne. Plus grave et sombre dans Syndrome E, son interprétation dans Tout le monde ment est à l’opposé. Si la solitude caractérise les deux personnages, Vincent Verner est plus désopilant de par sa nature nonchalante, provocante et sans filtre. Cette personnalité apporte ainsi au récit un humour décalé, assez subtil parfois, impétueux souvent. Car si les enquêtes sont liées à des crimes abjectes, le téléfilm tente, à l’instar d’un Columbo ou d’un Mentalist, d’insuffler une petite dose de légèreté notamment dans les confrontations verbales entre Vincent et les puissants, déstabilisantes (par cet humour fracassant). À contrario, elles peuvent être brutes, conflictuelles. Vincent Verner n’est pas homme à se laisser impressionner et n’hésite pas à rentrer dans l’arène avec une intelligence redoutable. Et ça fonctionne !

Ce personnage se révèle attachant et sensible. Se sont aussi les protagonistes secondaires de la série, Mariama Gueye, Joséphine de Meaux, Thomas Silberstein mais surtout au contact d’Anne Girouard et de Jackie Berroyer qu’une forme de tendresse cachée, encore timide, se dessine.

Conclusion

Nouvelle fiction prometteuse pour France Télévisions, dont on espère désormais une concrétisation sous forme sérielle. Des personnages complets, un concept inédit et des enquêtes au sein d’un univers vaste et enivrant, Tout le monde ment a toutes les caractéristiques et le potentiel nécessaire pour des beaux succès d’audiences.

Tout le monde ment sera diffusé sur France 2, le 31 août prochain.

Mon interview avec le scénariste Olivier Norek est à retrouver ici.

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