Déborah Hadjedj-Jarmon est l’un des nouveaux visages de la télévision française. Après des années de conseils artistiques auprès des chaînes de télé, des plateformes et des sociétés de production, elle est désormais scénariste à temps plein. On lui doit des fictions de qualité telles que « Brigade Anonyme », « La Maison d’en face » mais aussi des épisodes de la série « Le Remplaçant ». Dans cette interview, elle revient sur son parcours atypique, son métier de scénariste et se confie sur ses méthodes de travail.
C’est quoi, être scénariste ? Quelle définition en donneriez-vous ?
J’ai toujours aimé écrire, ça a toujours été un besoin viscéral. Ce métier est, pour moi, une façon de divertir, de faire vivre des émotions aux personnes qui allaient me lire ou visionner mes contenus. Je suis une grande consommatrice de télévision, de cinéma, et je me rends compte que, lorsque j’ai un coup de mou, que j’ai besoin de me changer les idées, que je suis stressée, je suis bien contente de trouver un divertissement qui me plaît. Donc, écrire, c’est divertir. Souvent, cela est considéré comme un gros mot. On l’associe au mainstream, au grand public ; ce n’est pas forcément ce qui est le plus valorisé. Alors que c’est la plus grande qualité du scénariste : savoir raconter des histoires et divertir les gens, leur apporter un peu de gaieté dans leur quotidien.
[…] Surtout, le métier de scénariste, c’est bien plus qu’écrire. Pendant longtemps, j’ai culpabilisé de ne pas écrire tous les jours, parce que j’étais prise par des rendez-vous, des réunions de texte, parce que j’avais besoin de faire de la veille, de me documenter ou de rencontrer des gens. Cependant, j’ai appris que cela faisait également partie du travail. Il faut gérer plusieurs casquettes, jongler avec des projets à différents stades d’écriture, être parfois sur des tâches qui ne sont pas de l’ordre de l’écriture mais qui participent, in fine, au résultat final. Ce sont des phases tout aussi importantes, car sans elles, vous n’avancez pas. Vous restez devant une page blanche.
On peut être diverti par des séries et films d’action, mais on pourrait tout aussi bien être diverti émotionnellement par le drame…
Totalement. Ce qui est paradoxal, c’est qu’on peut avoir passé une mauvaise journée et avoir envie de regarder une série ou un film qui va nous prendre, nous attraper, nous canaliser, nous faire nous concentrer sur quelque chose d’autre. Je pense que c’est la qualité émotionnelle qui va primer dans un divertissement. Un drame, même s’il peut traiter d’un sujet lourd, peut divertir, nous faire oublier notre propre vie, puisqu’on va se concentrer sur la vie et la charge émotionnelle des personnages.
On va parler de votre parcours. Et il y a des choses très intéressantes qui rejoignent le métier de scénariste. Depuis 2018, vous faites partie du comité de sélection de Canneseries. En quoi cela consiste-t-il ?

J’ai travaillé pendant deux ans à Canal+ et une de mes missions était de sélectionner des séries pour toutes les chaînes du groupe. J’ai gardé cette envie de découvrir des programmes du monde entier et pour tous types de publics. C’est par cette expérience et ces contacts que j’ai été appelée par Canneséries afin de faire partie du comité qui accueille tous les projets, plus ou moins finalisés, et qui, ensuite, doit sélectionner les projets présentés au Festival.
Nous visionnons énormément de séries en un temps record et devons déterminer quelles sont les séries les plus convaincantes, celles qui contribueront à composer une sélection la plus riche et la plus diversifiée possible. Un job intense, mais un job de rêve.
[…] On choisit les projets qui marquent, qui restent à l’esprit, les projets singuliers. Le premier critère, c’est la qualité. L’avantage de ce type de festival, c’est d’avoir un panel large en termes de cibles, de nationalités, de sujets. Il n’y a donc pas de contraintes, c’est la qualité qui prime : une qualité d’écriture, de réalisation, de production value, de qualité de jeu. On ne se censure pas. Puis, l’idée de Canneséries ou de Séries Mania, c’est de faire découvrir des choses que les gens ne verront pas forcément diffusées sur une chaîne française. C’est aussi la découverte.
« Quand on est dans cette posture d’enseignant face à des élèves, on doit se remettre perpétuellement en question afin de rester vigilant »
Vous avez aussi donné des conseils artistiques pour plusieurs diffuseurs et plateformes (Canal+, TF1…), des sociétés de production (Ping&Pong Productions, Chabraque Productions, TF1 Productions…) ou des éditeurs/magazines (SoFilm, Les Humanoïdes Associés…). Parlez-nous de ce travail…
Quand j’ai quitté le groupe Canal+ en 2016, j’ai créé une structure de conseils artistiques qui allait de missions de script-doctoring aux adaptations littéraires. J’ai pu travailler avec différents acteurs, et ce sont malheureusement des missions que j’ai moins le temps d’effectuer, puisque le travail de scénariste me prend beaucoup de temps. C’est super intéressant d’intervenir sur des projets avec des casquettes différentes, de conseillère artistique. Par exemple, avec Chabraque Productions, j’ai effectué des missions longues pour m’occuper du développement de la direction littéraire de la société.
Cependant, j’ai conservé ma mission d’ateliers d’écriture. Je trouve cela hyper important, lorsqu’on est scénariste, de se mettre dans ce rôle-là, car cela permet de rester à l’affût de tics d’écriture, d’habitudes ou de comportements routiniers qui pourraient nuire à mon écriture. Quand on est dans cette posture d’enseignant face à des élèves, on doit se remettre perpétuellement en question afin de rester vigilant.
Concernant les magazines, avec SoFilm, cela était dans le cadre de leur résidence de genre. Je travaillais à la sélection de projets. Ils avaient besoin d’un conseiller artistique pour faire un tri dans les propositions de projets : courts ou longs-métrages de genre.
Pour Les Humanoïdes Associés, ma mission était de sélectionner des romans qui pourraient être adaptés en bande dessinée, et de faire des retours artistiques sur des adaptations en cours.
Vous avez été consultante pour Amazon Prime Video. Dans le même cadre ?

J’étais en lien avec le département d’Amazon Prime Video qui s’occupait des préachats, des coproductions et de quelques créations originales. J’intervenais à des stades différents : soit des dialogués à lire pour me faire une idée de si cela valait le coup pour Amazon de se positionner sur un projet en préachat ou en coproduction, soit à des moments plus en amont. Cela allait du long-métrage de comédie aux unitaires de fiction diffusés en première fenêtre sur TF1 ou France Télévisions, mais aussi à des projets de séries à des stades parfois embryonnaires, où je n’avais que la bible ou le traitement du pilote pour faire une recommandation. J’avais des échanges très intéressants avec mon interlocuteur d’Amazon qui, lui, avait un regard de diffuseur, tandis que moi j’avais un regard externe.
C’est d’ailleurs dans ce contexte que j’avais été choisie, car Amazon avait à cœur d’avoir des regards de scénaristes sur leurs projets.
[…] Je n’ai pas le droit d’entrer dans les détails des séries sur lesquelles j’ai pu travailler. Néanmoins, des séries diffusées comme « Escort Boys », « Cœurs Noirs » ou « Darknet-sur-Mer » ont été des projets que j’ai conseillé.
En France, il y a de belles collaborations entre les chaînes traditionnelles que sont TF1 et France Télévisions avec Netflix ou Amazon. Derniers exemples en date : « Les Combattantes », « Tout pour la lumière ou encore » « Cat’s Eyes » et « Anaon » . Quel regard portez-vous sur ces collaborations ?
C’est une très bonne chose. Cela permet à des projets coûteux et « risqués », parce que dans des genres moins balisés, de se faire de manière peut-être plus sereine. Je sais que je suis actuellement sur des projets où je me dis que c’est idéal d’avoir une collaboration hybride entre un diffuseur traditionnel et une plateforme. Ça démontre également que les lignes sont de plus en plus troubles, de plus en plus poreuses entre les diffuseurs traditionnels et les plateformes. Quand je me suis lancée comme scénariste, je n’avais pas plus de velléité de travailler avec l’un ou l’autre, l’enjeu pour moi était de trouver des histoires qui me plaisent à raconter et de rester fidèle à mes envies.
Aujourd’hui, on a moins tendance à mettre les scénaristes dans des cases, car il y a des ponts entre les deux. En ce moment, je travaille beaucoup avec TF1 et ce n’est jamais un souci quand je vais ensuite travailler pour Netflix. Pour eux, c’est un atout. Et vice-versa.
« Le spectateur quinquagénaire d’hier n’est pas le même qu’aujourd’hui »
Qu’est-ce qui change pour un scénariste d’écrire pour une chaîne traditionnelle ou pour une plateforme ?
Ce qui change, c’est l’éditorial. Sur les chaînes traditionnelles, elles vont être plus attentives à leur cible. Et il y a des choses que l’on ne peut pas faire au niveau du curseur de la violence et du sexe. C’est normal puisque les cibles sont différentes. Lorsqu’il s’agit d’une coproduction, il faut alors trouver un terrain d’entente entre les deux diffuseurs. L’idée est de rester fidèle à son histoire, de rester organique à celle-ci, tout en ayant à cœur les contraintes des uns ou des autres.
Toutefois, on observe que TF1 ou France Télévisions tentent des nouveautés, s’ouvrent, prennent des risques en allant de temps à autre vers le genre. Comment percevez-vous cette évolution ?
Je pense que cela montre que les chaînes traditionnelles sont à l’écoute de leur public. Le public a de plus en plus accès à du contenu étranger et se rend compte qu’au-delà du septentrional polar, qui était le genre prédominant à la télévision française, il y a autre chose. Il sort de sa zone de confort. Et les chaînes voient bien qu’il y a une appétence pour des séries différentes. Puis, le spectateur quinquagénaire d’hier n’est pas le même qu’aujourd’hui. Enfin, les usages évoluent. Beaucoup de gens rattrapent désormais leurs séries en replay ou en preview.
« Une des grandes qualités de l’écriture télévisuelle, c’est le collectif au sens large »
Parlons de votre métier. Quand vous arrivez sur un projet, quelles sont vos premières étapes de travail ?
Cela dépend de l’étape du projet au moment où je le rejoins. Toutefois, quelle que soit l’étape, ce qui va primer par-dessus tout, ce sont les personnages. Si vous n’avez pas des personnages suffisamment clairs et/ou complexes, il est très difficile de bâtir une série. Une fois que vous avez un premier sentiment, une première idée des personnages, vous pouvez commencer à conceptualiser la promesse, avoir un début d’histoire. Les personnages doivent toujours primer sur le concept. Je me méfie souvent des high concepts parce que, très souvent, ils promettent des épisodes pilotes ultra accrocheurs et séduisants, mais le soufflé retombe rapidement.
De plus, alors que la saturation est forte et que le temps de cerveau disponible est de moins en moins important, il est indispensable de fidéliser, de conserver son public de l’épisode 1 à l’épisode final. Et donc, si vous n’avez pas de héros qui vous fassent vibrer, dont vous voulez connaître le sort, vous perdez en intérêt.
Après avoir défini les grandes lignes d’une saison, les arches des personnages, on vérifie si le tout tient la route, s’il y a une cohérence, si on ne va pas décevoir le public. On réfléchit alors au format : format série, format 6 ou 8 x 52, etc. Il n’y a rien de pire qu’un ventre mou, où le public a la sensation que les scénaristes ont fait du remplissage. Puis, il faut toujours garder à l’esprit l’émotion. Les gens ont besoin de ressentir, autant de l’empathie que du dégoût pour un personnage.
Concernant ma façon de travailler, bien que je sois une grande amatrice de café, je m’aperçois que j’ai de plus en plus besoin d’être au calme, d’être dans ma bulle pour écrire. Il ne me faut aucun bruit parasite. Ni musique.
Cependant, ce que j’apprécie dans l’écriture scénaristique – et qui était ma crainte au moment de me lancer – c’est que nous sommes rarement seuls. Je travaille sur des projets où je suis en collaboration avec un ou plusieurs auteurs. Le temps d’écriture solo est assez réduit dans une semaine typique de scénariste. Il y a énormément de réunions, de brainstormings, que ce soit avec les autres auteurs, les diffuseurs ou les producteurs. Une des grandes qualités de l’écriture télévisuelle, c’est le collectif au sens large.
En somme, un bon scénario, ce sont des personnages bien caractérisés, des personnages attachants qu’on a envie de suivre et une histoire qui puisse embarquer le spectateur émotionnellement…
Oui. Je préciserais deux choses : un bon personnage n’est pas nécessairement un personnage attachant, c’est un protagoniste auquel on doit surtout croire, qu’on a envie de suivre, parce que nous sommes en identification avec lui, en empathie avec lui, et que nous avons envie de savoir ce qu’il va lui arriver. Pour citer un exemple : l’héroïne dans la série « Maid », Alex (Margaret Qualley). Ou bien un personnage fascinant dont on a envie de savoir jusqu’où il peut aller, à l’image de Joe Goldberg (Penn Badgley) dans la série « You ». Et c’est là que c’est aussi intéressant, car nous pouvons être aux antipodes d’un personnage, s’il est bien écrit et si nous croyons en lui, on restera, par fascination ou par catharsis.
Ensuite, quand je parle d’émotion, c’est au sens large. À la fois la peur qui pèse sur un personnage, l’amour… C’est ne pas être à distance des personnages, et ressentir ce qu’ils ressentent, à l’unisson.
Nous avons parlé des personnages principaux/héros. Vous qui avez écrit pour des thrillers, comment doit se caractériser un bon antagoniste ?
Les meilleurs méchants sont ceux qui sont les plus complexes, les plus contrastés et qui, par moments, peuvent avoir des accès de bonté ou des passifs permettant de comprendre pourquoi ils agissent de telle ou telle façon. Il faut toujours se poser la question : quel sera le meilleur antagoniste pour mon héros ? Et donc, avoir une complémentarité ou, tout du moins, une adéquation entre le héros et l’antagoniste, me parait essentiel.
Vous avez récemment co-créé la série « Brigade Anonyme », inspirée d’une histoire vraie. Dans ce genre de cas, de quelle façon le scénariste parvient-il à trouver une forme de liberté artistique tout en gardant l’essence de l’histoire vraie dont le scénario est adapté ?

C’est toujours plus délicat de s’inspirer de personnes ayant existé, et toujours en vie, pour créer une histoire. Ce qui a été vraiment formidable avec la production de « Brigade Anonyme », c’est qu’ils ont fait en sorte que tout soit clair et encadré. Dès le début de l’écriture, nous avons eu des rencontres avec Béor, dont s’inspire la série, afin de discuter avec lui à bâtons rompus, lui poser des questions, rebondir, et écouter son histoire. Pour des raisons de pudeur vis-à-vis de son vécu – qui est le sien, et qui pourrait lui être dépossédé – nous allions prendre des libertés, mais aussi des libertés par rapport à ce qui était attendu en fiction. Dès lors, lui comme nous, les auteurs, savions quelle serait notre marge de manœuvre.
Puis, Béor était partie prenante de l’aventure. Il était consulté et avait accès au projet à tous les stades. Et c’est peut-être plus compliqué lorsque vous faites un projet comme celui-ci sans consulter la ou les personnes concernées, voire même sans leur accord.
« Le public est éduqué au thriller […] c’est de plus en plus difficile de surprendre »
En tant que scénariste, vous devez vous adapter à tous les genres. Le thriller, justement, est un genre particulièrement délicat car il faut maintenir une tension constante. De quelle manière procédez-vous ?
C’est effectivement un des genres les plus compliqués et, à contrario, pour moi, le plus évident. Je suis totalement dans ma zone de confort. Et c’est peut-être parce que j’en suis une grande consommatrice. Quand j’écris un thriller, je me mets toujours à la place du spectateur et je me demande ce que j’aimerais voir. Personnellement, dans un thriller, j’attends des retournements, des rebondissements, un certain nombre d’émotions que je puisse vivre en synchronie avec les personnages… Le thriller est aussi un genre universel. La comédie divise davantage que le thriller. Nous avons tous les mêmes peurs, les mêmes phobies, les mêmes rapports au twist. […] L’écriture d’un thriller doit partir du quotidien, de l’identifiable. Se poser la question du : « Et si ? ». Le plus efficace dans un thriller, c’est ça : se questionner, en tant que spectateur, sur « et si cela m’arrivait ? Si mon enfant était enlevé ? Si un jour je découvrais le vrai visage de mon mari ? Ou qu’on m’avait menti toute ma vie ? ». Ça rend le travail du thriller très simple, très universel, parce qu’on s’est déjà tous posé ces questions-là. C’est cela qui me guide : qu’est-ce qui peut faire basculer une situation ordinaire et plonger l’héroïne dans une forme de cauchemar ?
Le public est éduqué au thriller et l’a déjà consommé sous différentes formes : séries, films, romans… C’est de plus en plus difficile de surprendre. Alors, il faut s’amuser avec les clichés, les tropes. Je vais donc emmener le spectateur dans un endroit balisé qu’il connaît bien et, au dernier moment, partir à l’opposé de ce qu’il pensait. Proposer autre chose, en restant, bien entendu, cohérente.
Vous avez eu des séries coups de cœur, qui regroupent tout ce que vous avez évoqué dans l’écriture scénaristique ?
Récemment, j’ai beaucoup aimé « The Studio ». C’est à la fois très drôle, très vrai sur l’industrie hollywoodienne, et le personnage de Matt Remick (Seth Rogen) est vraiment attachant. La saison 2 de « Bref » m’a cueillie et m’a surprise, je ne pensais pas rire et pleurer autant. J’ai dû attendre 3-4 jours avant de revoir une série tellement j’étais encore dans l’émotion. « Le sens des choses » a aussi été une série surprenante, car différente de ce que l’on peut voir aujourd’hui. Enfin, « Adolescence ». C’est une série qui « complexe » un peu lorsqu’on est scénariste. On se demande si, un jour, on sera capable de faire une série aussi remarquable et nécessaire.
Côté thriller, puisqu’on en parlait, il y a eu « Cette nuit-là » que j’ai trouvée pertinente dans son approche. Et, avec « Sambre », n’avons-nous pas eu notre « Adolescence » ?
Tout à fait d’accord. « Cette nuit-là » est une adaptation d’un roman efficace, et qui a gagné beaucoup dans l’adaptation. Et c’est assez rassurant, car ça révèle une appétence du public pour les thrillers de ce type, plutôt hitchcockiens.
« Sambre » rejoint notre conversation sur le divertissement émotionnel. Quand la série est sortie, j’étais en salle d’accouchement, et ce n’est véritablement pas le type de série que l’on a envie de voir à ce moment-là de notre vie. Pour autant, j’ai trouvé la série qualitative, au point que j’ai eu du mal à la lâcher. Elle est bonne même lorsqu’elle est regardée dans des conditions déplorables (rire). Encore un exemple d’une série où, si les personnages sont bien écrits, cohérents, réalistes, peu importe le sujet, on ne peut pas décrocher du réel. L’authenticité est la qualité première dans une série. On peut être authentique sur des promesses de séries d’action ou fantastiques à partir de l’instant où l’on croit aux émotions, aux dilemmes, aux conflits…
