[INTERVIEW] – FILLES DU FEU : LIZZIE BROCHERÉ ENFLAMME LE PETIT ÉCRAN

Lizzie Brocheré parcourt la télévision depuis plus de 20 ans avec le même flegme et une intelligence précieuse. Une actrice qui n’a pas froid aux yeux, s’immisçant dans des projets toujours inattendus, voguant tambour battant de la science-fiction (Falling Water) au polar (Les Rivières Pourpres), en passant par les séries historiques (Versailles) ou horrifiques (The StrainAmerican Horror Story). De la France aux États-Unis, Lizzie Brocheré séduit par son charme naturel et embrasse donc une carrière à son image, surprenante.Dans « Filles du Feu », Lizzie Brocheré incarne Catherine, une jeune femme cheffe d’entreprise mariée de force à un noble du Pays Basque, Monsieur d’Urtubie (Guillaume de Tonquedec). Dans le même temps, l’arrivée du Juge de Lancre (Bruno Debrandt), décidé à condamner au bûcher toutes les sorcières de ses terres, trouble la vie paisible des habitants. Un nouveau rôle fort pour cette comédienne curieuse, passionnée d’Histoire.

« En France, il y avait déjà pas mal d’actrices dans ma catégorie, qui avait déjà accès aux rôles les plus intéressants. Moi, j’avais envie de jouer des rôles un peu fous, ce qu’il n’y avait pas forcément pour une petite fille blonde aux yeux bleus, à cet âge-là »

Quand on regarde votre filmographie, on s’aperçoit que vous jouez aussi bien dans des séries internationales que dans des séries françaises. De quand date cette volonté de vouloir aussi tourner à l’étranger ?
Il y avait toujours quelqu’un pour me rappeler que j’étais la fille de ma mère, qui était agente de casting. Je me sentais illégitime. La curiosité de l’Angleterre et des États-Unis c’était aussi d’être anonyme et non pas la fille de. Je parlais bien anglais. Puis, il y a eu un premier casting à 17 ans, si mes souvenirs sont bons, pour Harry Potter et la Coupe de Feu. C’est Clémence Poésy qui avait obtenu le rôle. J’avais été assez loin dans le processus de casting. C’était mon premier screen-test. Le réalisateur m’avait présenté son agent, à la sortie. Par la suite, mon agent anglais m’a présenté un manager américain. J’avais du mal à croire qu’il était manager (rire). Pendant des années, je n’y ai pas cru. Donc, j’envoyais peu de tapes. Mais le principe de se filmer, et d’envoyer une vidéo pour des casting, est quelque chose que j’aime bien faire. Je trouve ça plus plaisant que d’aller dans la salle d’audition. Ça me permettait de faire des choix plus radicaux et d’envoyer ça comme des bouteilles a la mer. Un jour, il y a eu une audition qui s’est très bien passée. Ils m’ont fait venir en avion. C’était pour le film de David Fincher, Millenium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes. C’est là que je me suis dit qu’il fallait peut-être prendre tout ça au sérieux. C’est ainsi que j’ai démarré. Une succession de rencontres qui en amène à une autre. De là, j’ai beaucoup travaillé mes accents, l’accent anglais, l’accent américain… J’ai passé des heures durant une période de ma vie avec un crayon dans la bouche pour tenter de choper les bons accents. J’avais réellement envie de bosser là-bas. Peut-être aussi parce que les rôles étaient plus intéressants pour moi aux US. En France, il y avait déjà pas mal d’actrices dans ma catégorie, qui avait déjà accès aux rôles les plus intéressants. Moi, j’avais envie de jouer des rôles un peu fous, ce qu’il n’y avait pas forcément pour une petite fille blonde aux yeux bleus, à cet âge-là.

Qu’est-ce qui vous convainc d’accepter un rôle dans une série ?
La qualité du projet. J’ai un côté un peu aventurière et je prête attention à l’aspect aventure du projet. Même si la qualité du projet est moindre, le lieu où la série est tournée, les gens avec qui c’est tourné, les choses que je vais avoir à interpréter, tout cela va rentrer en ligne de compte. Une rencontre, un personnage, aussi. La chose importante c’est, est-ce que j’ai l’impression de connaître ce personnage ? Souvent, il y a une sorte d’évidence.

Dans « Versailles », vous jouiez une femme médecin. Dans « Filles du Feu », une jeune cheffe d’entreprise. Incarner des personnages féminins forts, libres, dans une époque où elle ne pouvait pas exister pleinement, c’est aussi une motivation pour accepter un projet ?
C’est vrai que les deux personnages se ressemblent à certains égards. C’est important, bien sûr, mais il y a aussi cette dimension de femmes qui dépassent les cases. Dans ces deux personnages, il y a quelque chose qui va au-delà des carcans de l’époque. Elles ont un côté anachronique. Ça rejoint ce que je vous disais tout à l’heure, sur les propositions de rôles que je recevais en France, à savoir la petit blonde aux yeux bleus. Je me sentais un peu à l’étroit. Je voulais vraiment incarner des personnages un peu fous, plus démesurés. Peut-être aussi avais-je du mal à jouer des personnages plus discrets, plus subtils, plus dans les rangs. Mais même moi, je m’aperçois que je peux avoir des choix de vie radicaux. Il y a des moments où ça transparaît.

Une de vos premières apparitions à la télévision, c’était en 2001 dans la série américaine « Sydney Fox, l’aventurière ». Vous y interprétiez pour un épisode, la Princesse Natacha. Une petite apparition. Vous rappelez-vous comment vous êtes arrivée sur la série et les coulisses du tournage ?
J’ai assez peu de souvenirs. Nous tournions en anglais et il y avait peu de comédiennes en France qui parlaient anglais. Le casting avait été alors plutôt simple. Je me souviens surtout de ma robe et du plaisir d’être dans celle-ci. Je me rappelle du carrosse également. Je n’avais jamais joué à la princesse auparavant. Et là, de me retrouver dans une fabuleuse robe en dentelles, c’était une première. Ça m’avait transportée. Sur le tournage, je me sentais presque comme à la maison. Il y a ce truc chez les anglo-saxons, surtout avec les jeunes comédiens et comédiennes, très accueillant, très chaleureux et tout est bien huilé. J’étais vraiment heureuse dans mon petit costume.

« Être dans ces univers, s’approprier l’époque, les personnages, chercher la véracité là-dedans, ça me plaît beaucoup »

Les univers historiques, vous les avez côtoyé à plusieurs reprises. Il y aura La Maison des RochevilleVersailles et aujourd’hui Filles du Feu. Ce sont des productions dans lesquelles vous aimez particulièrement jouer ? Et, ces univers, sont-ils plus difficile à aborder ?
C’est un hasard. Ce que j’aime moi, ce sont les univers. Que ce soit un univers historique ou un univers de science-fiction, j’aime les univers marqués. D’ailleurs, Versailles ou Filles du Feu ont des univers historiques mais qui ne sont pas des retranscriptions à la lettre de l’Histoire. Nous sommes dans des univers où l’on recrée autre chose. Et ça me touche.

[…] Être dans ces univers, s’approprier l’époque, les personnages, chercher la véracité là-dedans, ça me plaît beaucoup. Mais comme j’ai eu souvent des personnages anachroniques, on ne me choisit pas pour un phrasé. On m’accueille avec un phrasé assez moderne. S’approprier les costumes aussi, s’imaginer vivre dedans, imaginer l’enfiler tous les matins, où est-ce qu’on met tel accessoire lorsqu’on a des choses à porter, j’adore réfléchir à ça. Puis, le costume aide à se glisser davantage dans le personnage. Costumes fabriqués parfois par des vrais talents, je tiens à le souligner. Sur Versailles ou Filles du Feu, c’était impressionnant. Puis, Claudine et Catherine n’auraient pas pu exister de cette façon-là à leur époque. Dans Filles du Feu, Catherine est pratiquement habillée en pirate. Claudine est déguisée en homme. Du coup, le rapport de création avec le costumier ou la costumière en est d’autant plus précieux dans la conception du personnage.

Versailles, ce fut une belle aventure ?

Magnifique ! J’ai même gardé de vrais amis de cette aventure. Ça a été une famille. Il y a encore des gens qui m’arrêtent dans la rue pour me parler de ce personnage de Claudine et me dire à quel point ils l’aimaient et l’ont trouvée sympathique. Evans Williams m’a mariée, il y a cinq ans. Il avait passé le diplôme aux États-Unis pour unir deux personnes. C’est donc lui qui m’a mariée. […] Nous avions des sublimes décors. On parlait des costumes mais les décors parviennent à vous plonger dans des univers. Arriver le matin, prendre son café et poser son pied ensuite dans un univers totalement différent, quelle chance ! C’est délicieux de voir le travail aussi des chefs décorateurs, les petits détails, le rappel des couleurs, etc. Autant sur Filles de Feu nous avons tourné dans des décors naturels, et c’était vraiment intéressant pour ce que nous avions à raconter, autant j’aime aussi être enfermée dans un immense hangar transformé par des décorateurs de talents.

Il est vrai que l’avantage des décors naturels comme les châteaux, c’est que ce sont des lieux habités. Sans parler d’esprits ou de fantômes, ça provoque quelque chose de fort en nous. Sur Filles du Feu, par exemple, quand Catherine se retrouve mariée, elle a une chambre au château des D’Urtubie. Cette chambre était en réalité celle de la Reine Margot au Château de Cazeneuve. Une chambre teintée de rouge. La déco n’a presque rien changé. On sentait cette âme, cette histoire que nous racontait les murs. On est traversé par tout ça. Ça nous habite sur le tournage. Nous avons également tourné dans une maison basque typique du 17ème siècle, qui s’appelle la maison Ortillopitz. Là-bas, il y avait une ambiance particulière. D’autant qu’il y avait eu ici une petite fille de 13 ans brûlée par le Juge de Lancre. De savoir ça, il y a quelque chose, une voix qu’on donne à une époque, une voix que l’on donne à ces femmes. Et la maison a une âme.

Vous avez également fait un passage dans l’horreur avec « The Strain » et « American Horror Story ». Dans « The Strain », vous interprétez le rôle de Coco Marchand, la collaboratrice du milliardaire Eldrich Palmer, avec qui vous avez toutes vos scènes. Comment était votre collaboration avec l’acteur Jonathan Hyde ?
Je l’adore ! Il est aussi délicieux que Palmer est exécrable. C’est marrant comment les acteurs qui jouent des personnages pervers peuvent avoir une finesse d’approche intellectuelle, même avec leur partenaire. La relation entre les deux personnages était intéressante car ça donnait une autre couleur à Palmer, on y voit une autre facette de sa personnalité.

« Sur AHS, il faut être assez ouvert, on n’est pas à l’abri d’ouvrir le scenario de l’épisode suivant et de s’apercevoir que son personnage se fait enlever par des extraterrestres ! »

« American Horror Story », vous a plongée dans un asile psychiatrique. Comment avez-vous vécu cette expérience et cette immersion dans ce décor ?
American Horror Story c’était la première fois que je me retrouvais plongée dans des décors pareils. Nous étions dans des studios, à Paramount. C’est labyrinthique. Quand vous poussez une porte et que vous vous trompez, vous atterrissez dans les décors de Glee, vous en poussez une autre et vous tombez dans l’asile psychiatrique d’American Horror Story. Ça rejoint ce que nous disions tout à l’heure, les décors vous plongent totalement dans un univers. D’autant que dans ce grand hangar, il y avait 4 décors différents. Un jour les éléctros m’ont laisser monter dans les installations des éclairages en hauteur pour avoir une vue d’ensemble, c’était magnifique. C’était la première fois que je me retrouvais sur une grande production comme ça. Je n’avais pas encore tourné dans Versailles et The Strain. J’étais très impressionnée.
Ryan Murphy ne travaille qu’avec des gens de grands talents. Quand vous bossez depuis 25 ans avec Ryan Murphy, c’est qu’il y a du talent et la compréhension d’un univers commun. Je me rappelle aussi de la cheffe costumière qui avait une façon de vous parler des chaussettes que vous portiez. Nous avions une tenue à priori standard d’un asile psychiatrique mais la manière dont ils étaient coupés, comment chaque blouse était ajustée à chacun des personnages, avec une histoire derrière, jusque dans le choix des chaussettes. Je ne connaissais pas ça.

L’expérience a également été de découvrir le système américain. C’est-à-dire, la façon dont les showrunners dirigent une série, la façon dont le réalisateur mène l’orchestre, la façon dont les comédiens sont davantage maîtres de leur personnage. La vision du réalisateur est assez secondaire. Habituellement, je posais mes questions au réalisateur. Ici, si vous avez une question sur votre personnage, il faut aller voir les showrunners. Pour mon rôle, je n’avais pas tant d’indications que ça, quelques mots. C’était un peu déstabilisant et en même temps ça laisse beaucoup de liberté. Sur AHS, il faut être assez ouvert, on n’est pas à l’abri d’ouvrir le scenario de l’épisode suivant et de s’apercevoir que son personnage se fait enlever par des extraterrestres !

Même si cela reste du jeu, est-ce que l’actrice Jessica Lange, la terrifiante Jude Martin qui dirige l’Asile, vous a donné des frissons sur le tournage ?
C’est impossible car Jessica est une actrice délicieuse (rire). Mais oui, elle est très étonnante parce qu’elle fait des propositions très différentes à ce moment-là. Elle peut passer de quelque chose de tordu, à quelque chose de l’ordre de la folie, du rire, ou de la fragilité. Quand elle est là, on accueille tout ce qu’elle nous propose. On apprend. Elle est fabuleuse.

« Ce fut des génocides féminins guidés par une peur panique du mystère féminin »

Parlons de « Filles du Feu ». Vous êtes-vous renseignée sur les mythes et les légendes du Pays Basque pour vous approprier l’univers de la série et ses enjeux ?
Je me suis effectivement renseignée sur la Déesse Mari, figure emblématique du Pays Basque, parce qu’on en parle beaucoup dans la série. Mais je n’avais pas besoin de savoir tant que ça sur les mythes et les légendes car mon personnage, Catherine, est une femme terre-à-terre. Ce n’est pas la première chose dans laquelle je me suis plongée. La première que j’avais réellement c’était, est-ce qu’il aurait été possible qu’une femme puisse avoir son entreprise à cette époque, par exemple. En effet, au Pays Basque, les femmes avaient des positions à priori d’hommes. Les femmes tenaient leur village quand les hommes partaient en mer. C’était intéressant de découvrir à quel point il y avait une égalité immense homme et femme à cette époque. C’est intéressant de découvrir ça alors qu’encore aujourd’hui, on questionne certaines choses.
Ensuite, j’ai découvert le personnage du Juge de Lancre. C’était fascinant d’en apprendre plus sur lui. Quand j’ai lu le projet Filles du Feu, c’était 4 ans après avoir lu Sorcières de Mona Chollet et avoir été bouleversée par l’introduction du livre. Elle expliquait que La Chasse aux Sorcières n’appartenait pas à l’époque de l’Inquisition, que ce n’était pas le Moyen-Age, qu’elle était souvent liée à des rapports politiques et des rivalités financières, que les notables étaient derrière la plupart de ces histoires. C’est réellement apparu à la Renaissance. […] Je m’étais intéressée aussi sur l’impact dans les mœurs, d’avoir des générations et des générations de femmes et d’hommes qui ont vu leur tante, leur grand-mère, brûler. Ce que cela crée dans l’ADN d’une société. J’étais heureuse quand j’ai entendu parler de ce projet. Je savais que j’avais envie d’en être.

J’ai la sensation que La Chasse aux Sorcières a surtout été un prétexte pour mener une guerre contre les femmes…

Une guerre contre les femmes, un génocide. Mais aussi de leur liberté. C’est ça que j’entendais dans l’ADN d’une société. Quand on brûle une femme parce qu’elle danse pied nue dans la forêt, ça interroge sur ce qu’on s’autorise plus tard, dans les générations futures. On attaque la femme et, à travers elle, le rapport à la nature, aux éléments, à l’eau, à la mer, à la lune. Le Juge de Lancre écrivait que des femmes avaient été brûlées parce qu’elle s’étaient baignées nues dans l’eau et appelait l’onde de l’eau, le sperme de la baleine. Au nom de la science, il procédait à des mutilations, même sur des cadavres, pour savoir si une sorcière avait un utérus différent de celui des autres femmes.

C’est assez proche de ce qu’on raconte autour de l’hystérie. Ce sont des génocides féminins guidés par une peur panique du mystère féminin. […] Nous avons encore du chemin. Mais de prendre nos responsabilités vis-à-vis de cette histoire, permettra de mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui et les rapports de domination. Le livre de Mona Chollet en parle très bien. On a besoin d’assumer, pour se connecter à quelque chose de plus sauvage, de plus instinctif. De revaloriser ces choses-là. Cette série participe à ce mouvement qu’on voit naître partout dans le monde. Je suis heureuse que ce soit le service public qui montre tout ça.

[…] Nous avons encore du chemin. Mais de prendre nos responsabilités vis-à-vis de cette histoire, permettra de mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui et les rapports de domination. Le livre de Mona Chollet en parle très bien. On a besoin d’assumer, pour se connecter à quelque chose de plus sauvage, de plus instinctif. De revaloriser ces choses-là. Cette série participe à ce mouvement qu’on voit naître partout dans le monde. Je suis heureuse que ce soit le service public qui montre tout ça.

La série nous dévoile le chiffre de 60 000 femmes brûlées durant cette chasse. C’est énorme et on se prend ça en pleine face…
Et encore, certains parlent de 100 000. Les 60 000 n’incluent pas les suicides après des années de tortures et d’emprisonnement, ni même les femmes mortes suite à des séances de tortures, etc. Il faut savoir, par ailleurs, que lorsque le Juge de Lancre a quitté le Pays Basque, il est parti avec 200 femmes, qui ont été enfermées à Bordeaux pendant 10 ans. Avec huit prêtres qui soutenaient les femmes. Donc l’histoire a continué après ça. Son livre a été un best-seller. Ça raconte quelque chose de la société dans laquelle nous étions.

« Je m’aperçois que j’ai souvent eu des compagnons de jeu sympathiques »

Dans la série, votre personnage est marié de force avec Monsieur d’Urtubie, incarné par Guillaume de Tonquedec. Vous avez des scènes très dures avec lui, des scènes de viols. De quelle manière les avez-vous préparées ?
Je pense que c’est plus compliqué pour l’homme, de jouer ce type de scènes. A la fois pour ne pas froisser l’actrice et, pour son personnage, ne pas être dans un diabolisation totale de celui-ci pour le rendre dérangeant. Ce que Guillaume parvient à faire parfaitement. S’il en avait juste fait un personnage exécrable ça aurait enlevé de la dureté au propos. De l’avoir rendu plus léger et fantaisiste, faire comme si cela était normal, fait de lui un protagoniste plus dérangeant. Pour les scènes dont vous parlez, nous avons beaucoup discuté avec Guillaume et Magaly. C’est un comédien respectueux. Je m’aperçois que j’ai souvent eu des compagnons de jeu sympathiques. Puis, l’équipe vérifie si tout le monde va bien. Nous savons que nous sommes là pour raconter une histoire, aussi brutale soit-elle. […] Pour Catherine, c’est montrer la façon dont elle bascule dans la soumission alors que c’est une femme qui n’a pas sa langue de sa poche, plutôt forte et indépendante. Il est vrai que ce n’était pas agréable de la voir basculer ainsi. Dans ce drame, elle va trouver une alliée inattendue, l’amie de Monsieur d’Urtubie, jouée par Michelle Laroque. C’était intéressant de collaborer avec elle, de savoir pourquoi elle était là et comment cette histoire la touchée également. C’est une femme à l’écoute et généreuse.

Filles du Feu, dès le 28 août sur France 2.

Vous pouvez retrouver mon interview avec Bruno Debrandt ici.

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