[INTERVIEW] – SOUNDOS MOSBAH, LA NOUVELLE VOIX LIBRE DU CINÉMA D’AUTEUR : « Grandir entre plusieurs cultures m’a surtout appris la curiosité »

Après avoir fait ses armes sur scène, Soundos Mosbah s’est imposée en quelques années comme l’un des nouveaux visages du cinéma d’auteur, portée par des projets comme La Cocina d’Alonso Ruizpalacios, présenté à la Berlinale, puis Le Triangle d’Or d’Hélène Rosselet-Ruiz, présenté au Festival de Cannes.
Dans ce huis clos où elle incarne Souria, une riche Saoudienne enfermée dans un hôtel particulier parisien, Soundos Mosbah livre une interprétation toute en nuances, entre apparences, vulnérabilité et contradictions. Un rôle exigeant qui lui a demandé un important travail de préparation pour comprendre les blessures et les paradoxes de cette femme prisonnière de son propre univers.

À l’occasion de la sortie du film, la comédienne revient sur son parcours, son rapport au métier d’actrice mais aussi la construction de Souria aux côtés d’Hélène Rosselet-Ruiz et Malou Khebizi.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de suivre la voie de la comédie ? Quel a été le véritable déclic ?
Je crois que c’était un rêve de petite fille. J’ai toujours été fascinée par les histoires et par les personnages. Très jeune, j’adorais lire et imaginer d’autres vies. Je ne savais pas encore comment ni même si ce rêve était possible, mais il était déjà là quelque part. J’ai grandi entre le Maroc et la France. Mon père vivait à Caen, en Normandie, tandis que ma mère était à Casablanca. J’ai donc passé une partie de mon enfance entre ces deux pays avant de revenir m’installer à Paris à 17 ans. À ce moment-là, je ne savais pas encore vraiment ce que je voulais faire de ma vie. J’ai enchaîné plusieurs petits boulots, j’ai été serveuse, baby-sitter… Puis un de mes collègues, qui suivait des cours au Cours Florent, m’a invitée à voir une pièce de théâtre. En sortant de la salle, j’ai eu un déclic. Je me suis dit : « Waouh, c’est ça que j’ai envie de faire de ma vie. » À partir de là, je me suis inscrite au Cours Florent, puis j’ai intégré le Conservatoire national. J’ai finalement décidé de suivre ce rêve qui était là depuis longtemps.

Pourquoi pensez-vous que le théâtre vous attirait autant depuis l’enfance ? Est-ce qu’il y avait une raison particulière ?
J’ai toujours beaucoup lu et aimé la littérature française. Une professeure de français m’avait encouragée à faire du théâtre parce que j’étais très timide. À l’époque, je ne mesurais pas encore ce que cela allait changer dans ma vie. En montant sur scène, j’ai découvert un endroit où je pouvais m’exprimer sans avoir peur. C’est assez paradoxal, mais c’est en interprétant d’autres personnages que j’ai commencé à trouver ma propre voix.

Vous aviez donc déjà une première expérience du théâtre lorsque vous étiez enfant ?
Oui. La première pièce de théâtre que j’ai jouée était, je crois, Le Médecin malgré lui de Molière, et j’interprétais le médecin.

Vous avez ensuite suivi votre formation au Cours Florent, puis au Conservatoire, avant de débuter votre carrière au théâtre entre 2015 et 2019. Qu’est-ce que la scène vous a appris sur le métier de comédienne, mais aussi sur vous-même ?

Le théâtre m’a d’abord appris à entrer dans un texte. À comprendre ce qui se joue derrière les mots, à déchiffrer les intentions d’un auteur, notamment à travers les grands textes classiques. J’ai eu la chance d’être formée par des professeurs incroyables, qui m’ont transmis cette exigence.
Mais ce que le théâtre m’a surtout appris, c’est le collectif. On ne monte jamais une pièce seul. On apprend à écouter les autres, à se mettre au service d’une œuvre plus grande que soi, à construire quelque chose ensemble. C’est probablement ce qui m’a le plus marquée.

Sur un plan plus personnel, le théâtre m’a aidée à prendre confiance en moi. J’étais quelqu’un de très timide, et monter sur scène a été une véritable école de la confiance. Je me souviens que mes professeurs me répétaient souvent : « Parlez plus fort, on ne vous entend pas ! » (rires).

Aujourd’hui encore, je pense que le théâtre peut être une expérience extraordinaire pour les personnes timides. Il m’a appris à prendre ma place, à porter ma voix et, finalement, à oser être entendue.

Qu’est-ce que l’on ressent lorsqu’on arrive pour la première fois sur un tournage, en tant que jeune comédienne ? C’est un moment qui doit être assez particulier. Quel souvenir gardez-vous de votre première expérience sur un plateau ?
Je me souviens surtout d’un immense sentiment de découverte. J’avais l’impression d’entrer dans un monde que j’avais longtemps imaginé sans jamais l’avoir vu de l’intérieur. Tout me fascinait : les équipes, les caméras, les lumières, les répétitions… J’avais envie de tout observer et de tout comprendre. C’était un court métrage qui se tournait à Marseille, une ville que je découvrais également. J’avais le sentiment que tout était nouveau à la fois. Ce premier tournage m’a surtout confirmé que j’étais exactement là où j’avais envie d’être.

Vous avez commencé à construire une belle carrière au cinéma avec deux films d’auteur : La Cocina, présenté notamment à la Berlinale, et Le Triangle d’Or, présenté à Cannes. En tant que comédienne, qu’avez-vous envie de défendre comme projets et comme personnages sur le long terme ?
Ce qui m’attire avant tout, ce sont les cinéastes qui portent une véritable vision. J’aime quand un scénario me fait réfléchir, me bouscule ou me fait découvrir un monde que je ne connaissais pas. Je ne choisis pas un projet uniquement pour un personnage ; je choisis une histoire, un regard, une manière de raconter le monde. J’ai eu cette chance avec La Cocina d’Alonso Ruizpalacios, qui parle de ces travailleurs de l’ombre que l’on voit peu au cinéma, et avec Le Triangle d’Or d’Hélène Rosselet-Ruiz, qui explore avec beaucoup de finesse la rencontre entre deux femmes que tout oppose. Dans les deux cas, j’avais le sentiment de participer à une œuvre qui avait quelque chose à dire.
Ce que j’aimerais continuer à défendre c’est ça, des personnages qui nous obligent à changer de regard au fil du film.

On voit encore assez peu de personnages de femmes arabes ou issues de l’immigration qui soient complexes, avec leurs contradictions, leurs failles et leurs forces. Quel regard portez-vous sur ça ?
Ce qui m’intéresse avant tout, c’est de voir des personnages qui existent pleinement, au-delà de leur origine. Pendant longtemps, les femmes arabes ou issues de l’immigration ont souvent été enfermées dans des rôles très définis, comme si leur identité devait résumer toute leur histoire. J’ai envie de jouer des femmes qui puissent être drôles, dures, vulnérables, ambitieuses, contradictoires, parfois même difficiles à aimer. En somme, des femmes profondément humaines. Souria en est un bon exemple. Au premier regard, on croit pouvoir la définir très vite : c’est une femme riche, privilégiée, autoritaire. Puis le film oblige progressivement à changer de regard sur elle, à découvrir sa solitude, ses blessures et ses paradoxes. C’est précisément ce type de personnage que j’ai envie de défendre : des femmes que l’on ne peut pas résumer en une seule image.

Vous interprétez Souria dans Le Triangle d’Or, une riche Saoudienne retenue par son amant dans un hôtel particulier parisien dont elle ne peut pas sortir. De quelle façon avez-vous préparé ce rôle aux côtés de la réalisatrice Hélène Rosselet-Ruiz ?

Ce qui m’a immédiatement touchée chez Souria, c’est qu’elle est pleine de contradictions. Au premier regard, on pense qu’elle a tout : l’argent, le confort, une forme de pouvoir. Puis, peu à peu, on découvre une femme seule, enfermée dans une vie qu’elle n’a finalement pas choisie. C’est cette complexité qui m’a donné envie de défendre ce personnage.
Avec Hélène, nous nous connaissions déjà un peu. Elle était à la Fémis pendant que j’étais au Conservatoire. J’avais d’ailleurs passé le casting de son court métrage Les Mains sales, sans être retenue. Quelques années plus tard, j’ai repassé le casting pour Le Triangle d’Or, et j’étais très heureuse de pouvoir enfin travailler avec elle. Nous avons énormément échangé et beaucoup répété avec une coach d’acteurs.

Hélène m’a également donné plusieurs livres à lire, notamment Fugitives et Rebelles, qui raconte le parcours de femmes saoudiennes ayant fui leur pays. J’ai même eu la chance d’échanger avec certaines d’entre elles en visioconférence. Tout ce travail documentaire était essentiel, mais ensuite il fallait retrouver l’humain. Il ne s’agissait pas de jouer une idée ou un symbole, mais une femme, avec toute sa complexité.
Ce qui me touchait surtout chez Souria, c’était son masque. Elle passe une grande partie du film à donner l’impression qu’elle maîtrise tout, alors qu’au fond elle est extrêmement vulnérable. Toute la difficulté était de trouver le juste équilibre, de ne jamais tomber dans la caricature. Et pour une actrice, c’est une matière de jeu absolument passionnante.

Souria est un personnage qui passe beaucoup par le corps : la séduction, la retenue, la souffrance, l’enfermement. Comment avez-vous travaillé cette dimension physique (le corps) du rôle ?

Avec Hélène, nous parlions souvent du fait que Souria exprime beaucoup plus de choses avec son corps qu’avec ses mots. C’est un personnage qui est dans le contrôle permanent. Elle surveille sa posture, sa manière de regarder les autres, de se tenir, de se déplacer. Son corps est presque une armure. J’ai donc beaucoup travaillé cette retenue. Au début du film, elle occupe l’espace avec une certaine assurance. Puis, à mesure que son univers s’effondre, son corps raconte ce que les mots ne disent plus. Sa posture change, son regard devient plus fragile, ses mouvements sont moins maîtrisés. Je trouvais intéressant que cette transformation soit presque imperceptible mais qu’elle accompagne son évolution intérieure. J’aime beaucoup quand un personnage peut être raconté autant par le silence et le corps que par les dialogues.

Pour moi, le corps ne sert pas seulement à illustrer une émotion : il révèle souvent ce que le personnage essaie justement de cacher.

Vous avez dit que ce rôle demandait beaucoup d’investissement émotionnel. Et il y a des scènes puissantes émotionnellement pour le personnage de Souria. Comment se prépare-t-on à ce genre de séquences en tant que comédienne ? Où allez-vous puiser ces émotions ?
Je me suis d’abord écrit un journal intime. J’avais besoin de connaître Souria avant le début du film : son enfance, son rapport à sa famille, ses blessures, ses rêves… Tout ce qui ne figure pas forcément dans le scénario mais qui nourrit un personnage. J’avais besoin de comprendre qui elle était avant d’arriver sur le plateau.
À partir du moment où tout cela était construit dans ma tête, je n’avais plus besoin d’aller chercher les émotions. Elles venaient des situations. Toute la préparation en amont, les répétitions avec Hélène, le travail avec notre coach d’acteurs et la confiance que nous avions construite avec Malou m’ont énormément aidée. Nous racontions toutes la même histoire, donc je pouvais me laisser porter par ce qui se passait dans la scène.
Évidemment, cela reste très éprouvant émotionnellement. Souria est une femme profondément triste, qui vit dans une attente permanente et qui s’accroche à un rêve qui ne se réalisera peut-être jamais. Traverser tout cela pendant plusieurs semaines demande beaucoup d’énergie. Mais c’est aussi ce que je trouve passionnant dans ce métier : essayer de comprendre un être humain dans toute sa complexité et transmettre cette émotion avec sincérité.

Le décor de l’hôtel particulier joue un rôle très important dans le film. C’est un lieu qui accentue l’enfermement de Souria, cette sensation de prison dorée. Est-ce que ce décor a influencé la construction de votre personnage ? Et si oui, de quelle manière ?
Complètement. Cet hôtel particulier était presque un personnage du film. Dès qu’on y entrait, on ressentait quelque chose de très particulier. C’est un lieu magnifique, mais il dégage aussi une forme de froideur. Même si l’histoire se déroule à Paris, on a l’impression d’être dans un monde à part, complètement coupé de l’extérieur.
Pour moi, ce décor racontait déjà énormément de choses sur Souria. Elle vit dans un endroit que beaucoup pourraient envier, mais qui est en réalité une prison. Chaque matin, en arrivant sur le plateau, je retrouvais cette sensation d’enfermement et d’attente. J’avais presque l’impression que les murs portaient la solitude du personnage. Il y a des décors qui servent simplement de toile de fond. Celui-ci influençait réellement notre jeu. Dès le premier jour, je me suis sentie complètement immergée dans l’univers de Souria.

Il y a un décor qui semble un peu différent des autres dans l’hôtel particulier : la chambre de Souria. Elle est très colorée, avec des tons roses, presque comme un cocon, alors que le reste de la demeure est beaucoup plus froid et terne. Est-ce que vous avez pu apporter votre regard ou votre sensibilité dans cette décoration ?

Non, pas du tout. C’est drôle que vous me posiez cette question, parce que cette chambre était probablement le décor qui me touchait le plus. Tout y était déjà : le papier peint, les couleurs, les objets… Mais, en y entrant, j’avais immédiatement le sentiment qu’elle racontait quelque chose de Souria.
Ce qui me frappait, c’était le contraste. Cette chambre est presque enfantine, très colorée, comme si elle appartenait encore à un conte de fées. Pourtant, tout autour, la réalité est beaucoup plus sombre. Pour moi, elle reflétait parfaitement l’état d’esprit de Souria : elle continue à s’accrocher à un rêve, alors que le monde autour d’elle lui montre peu à peu qu’il est en train de s’effondrer. Je trouvais ce contraste très émouvant. Derrière la douceur apparente de cette pièce, il y avait finalement quelque chose de profondément tragique.

Comment, avec Malou, avez-vous construit toutes les deux cette relation ?
On s’est rencontrées pour la première fois lors d’une lecture du scénario. Ensuite, nous avons beaucoup répété avec notre coach de jeu, Dany Héricourt. La relation s’est construite très naturellement. Il y a tout de suite eu une vraie confiance entre nous, et c’était essentiel, parce qu’un film comme celui-ci repose énormément sur le lien entre les deux personnages.

Malou est une partenaire extrêmement généreuse. Quand on joue avec quelqu’un qui donne autant, on a naturellement envie de donner autant en retour. Tout s’est construit de façon très instinctive, dans l’écoute et la confiance. Je crois qu’on ne peut raconter une relation comme celle-là que lorsqu’on a entièrement confiance en l’autre.

Ce qui me passionnait surtout, c’était l’évolution de la relation entre Souria et Laura. Au début, Souria pense avoir le pouvoir. Elle regarde Laura de haut, elle pense pouvoir tout contrôler. Puis, à partir du moment où Laura décide de partir, quelque chose se renverse complètement. Souria comprend que cette jeune femme, qu’elle considérait presque comme invisible, est devenue indispensable à sa vie. Derrière son arrogance, elle découvre surtout sa peur de l’abandon. C’est cette bascule qui me touchait énormément.

Pour Le Triangle d’Or, vous avez également monté les marches du Festival de Cannes avec Hélène Rosselet-Ruiz et vos partenaires Kassem El Khoja et Malou Khebizi. Quelle sensation avez-vous ressentie à ce moment-là ?
C’était assez irréel. Quand on rêve de faire ce métier, le Festival de Cannes fait partie de ces images que l’on garde dans un coin de sa tête sans vraiment savoir si elles deviendront un jour réelles. Et puis, tout à coup, on se retrouve là, avec son film, son équipe, à monter les marches.
J’ai surtout ressenti énormément de gratitude. Pour Hélène, qui nous a fait confiance, pour mes partenaires, pour toutes les personnes qui ont participé à cette aventure. Nous étions très heureuses d’être là, de présenter le film en sélection officielle. C’était un moment très fort, que je garderai toute ma vie.

Vous le disiez, vous avez grandi entre plusieurs cultures, entre le Maroc, l’Égypte et la France. Est-ce que cette pluralité a influencé votre manière de voir le monde et votre façon d’aborder vos personnages ?
Oui, profondément. Grandir entre plusieurs cultures m’a appris très tôt qu’il n’existe jamais une seule manière de voir le monde. J’ai grandi entre le Maroc et la France, avec aussi des racines égyptiennes, et j’ai souvent eu le sentiment d’appartenir à plusieurs univers à la fois. Aujourd’hui, je vois ça comme une immense richesse.

En tant qu’actrice, je crois que cela m’aide à ne jamais juger un personnage trop vite. J’essaie toujours de comprendre d’où il vient, ce qui l’a construit, quelles sont ses blessures ou ses contradictions. J’aime les personnages qui échappent aux clichés, parce que dans la vie, les êtres humains sont toujours plus complexes qu’ils n’en ont l’air. J’ai appris très tôt qu’on pouvait regarder une même réalité avec plusieurs points de vue.
Au fond, je pense que grandir entre plusieurs cultures m’a surtout appris la curiosité. Et cette curiosité est devenue l’un de mes plus grands outils de comédienne.

Une dernière question : vous serez prochainement à l’affiche de Pirates de Myriam Garbi et de la saison 2 de Young Sherlock, que vous êtes actuellement en train de tourner. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur ces deux projets et les rôles que vous allez interpréter ?
Dans Pirates, réalisé par Myriam Garby, j’interprète Adèle, une jeune femme qui vit dans un squat et participe à des maraudes auprès des personnes exilées. C’est un personnage qui évolue dans un univers très engagé, au cœur d’une histoire profondément humaine. C’est un projet qui m’a tout de suite touchée par son regard sur des réalités que l’on montre encore trop peu au cinéma.

Concernant Young Sherlock, je ne peux malheureusement pas révéler grand-chose sur mon personnage pour le moment. En revanche, je peux dire que c’est la première fois que je travaille sur une production internationale de cette ampleur. Entre le tournage en Sicile et les studios de Shepperton, près de Londres, c’est une expérience extrêmement enrichissante. Découvrir une autre manière de travailler, une autre organisation, d’autres méthodes… c’est très stimulant en tant qu’actrice. J’apprends énormément et je me sens très chanceuse de vivre cette aventure.

Le Triangle d’Or le 29 juillet au cinéma.

* Ma critique du film est à retrouver ici.
* Mon interview avec la réalisatrice Hélène Rosselet-Ruiz est à retrouver ici.

Synopsis
Pour gagner sa vie, Laura accepte un emploi au service de Souria. Installée dans un hôtel particulier du triangle d’or par son amant, un riche prince saoudien, Souria vit dans l’attente de ses visites. Tandis que Laura doit s’adapter à cet univers de luxe démesuré et de surveillance constante, un lien fragile se tisse entre les deux femmes. Mais Laura pressent qu’un danger pèse sur Souria et que cette cage dorée pourrait bien se refermer sur elles deux.

Casting : Soundos Mosbah, Malou Khebizi, Ziad Bakri, Kassem Al Khoja…