[INTERVIEW] – DÉSENCHANTÉES/LE SIGNAL : LEINA DJEMA, LA NAISSANCE D’UNE STAR
: « Quand j’ai lu le livre Désenchantées et que j’ai parlé du personnage à ma mère, elle s’est reconnue en Jasmine »

À seulement 23 ans, Leïna Djema s’impose déjà comme l’une des jeunes comédiennes les plus prometteuses de sa génération. Après des débuts dans Skam et Déter, elle incarne Jasmine dans Désenchantées, avant de donner vie à Lina dans la série fantastique Le Signal, deux rôles forts où elle se démarque par sa sincérité et son engagement. 
Dans cette interview, elle revient sur son parcours, ses premiers rôles, les rencontres qui ont marqué ses premiers pas à la télévision ainsi que les coulisses de certaines scènes intenses dans Désenchantées et Le Signal. Une plongée dans l’univers d’une comédienne passionnée, curieuse et profondément investie.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’être comédienne ?

Ça a été le jour où j’ai arrêté d’en faire. J’avais fait du théâtre au lycée, puis deux ans de conservatoire, pendant ma terminale et ma première année d’études supérieures. Le jour où j’ai arrêté pour vraiment me concentrer sur mes études, ça a été l’un des plus gros manques que j’ai vécus de ma vie. C’était ça qui me faisait du bien, qui me faisait me sentir à ma place, et je n’ai jamais retrouvé cette sensation ailleurs.
Mais j’ai toujours été attirée par le théâtre et le cinéma. Je regardais beaucoup de making-of quand j’étais petite. Par exemple, j’adorais Pirates des Caraïbes, et ce sont des films qui ont une ampleur juste dingue en termes de décors. Ce sont des films majestueux. Et ça m’intéressait de découvrir l’envers du décor. C’est passionnant de voir une équipe de gens se mobiliser pendant des mois, voire des années, pour créer un projet ensemble. Ce travail d’équipe m’a beaucoup touchée. Les gens sont tellement dévoués pour que tout soit parfait dans les moindres détails, même ceux que, nous, spectateurs, on ne remarque pas forcément. Je regardais ça sans me dire que je voulais être comédienne, mais cet univers me fascinait.

Parlez-nous de votre parcours…
Après le bac, je suis partie en école de commerce. J’avais arrêté le théâtre, comme je le disais, pendant un mois, un mois et demi, parce que je voulais me concentrer uniquement sur l’école. Mais ça me manquait trop, alors j’ai rappelé mon conservatoire et je les ai rejoints pour une année de plus.
Ensuite, j’ai intégré une association qui s’appelle la FabriK’ Origin, et j’ai commencé à tourner comme ça. Tout est allé assez vite. J’ai eu de la chance. Je crois que j’ai passé mon premier casting quelques mois avant mes 18 ans, et j’ai décroché mon premier rôle à 19 ans, dans Skam, en 2022.

Justement, comment avez-vous vécu cette première expérience télévisuelle avec Skam ?
C’est marrant parce que tous mes amis regardaient la série, ils étaient fans. Moi, je n’avais pas trop suivi, je la connaissais surtout à travers eux. Et je me suis retrouvée à passer un casting pour les saisons 9-10. Je n’ai pas eu le rôle. J’étais déçue parce que j’aimais beaucoup le personnage. Puis, ils m’ont rappelée pour les saisons 11-12. Cette fois, je ne comptais même pas y aller. Je ne voulais pas me faire une fausse joie. Mais le rôle était chouette et je crois que le fait d’y aller totalement détachée m’a peut-être aidée.
Il y avait quand même un peu de stress, parce que j’avais un épisode, entre guillemets, pour défendre le rôle, pour en tirer le meilleur, me créer mes images et montrer ce dont j’étais capable. Je ne connaissais rien, je ne savais même pas ce qu’était une mise en place. C’était un peu perturbant. En sortant, j’ai eu du mal à m’en remettre, je pensais que j’avais fait n’importe quoi. Mais je crois que, malgré tout, mon intuition et mon innocence m’ont guidée à travers toutes ces choses un peu folles qu’on devait faire dans cet épisode. Émotionnellement, j’étais très investie. Aujourd’hui, je suis heureuse quand je le revois.

Il y a eu ensuite Désenchantées de David Hourrègue, où vous incarnez Jasmine ado. De quelle façon avez-vous abordé ce personnage, ce premier grand rôle ? 


Je pense que c’est un peu commun à toutes les Désenchantées : on incarne des jeunes femmes de cette génération, très différentes les unes des autres, avec des éducations et des parcours variés. Quand j’ai lu le livre et que j’ai parlé du personnage à ma mère, elle s’est reconnue en Jasmine. Ça m’a beaucoup marquée.

Avec David, on en a énormément discuté : de son éducation, de ses origines, du fait qu’elle vive dans une petite ville, de ce qu’elle doit faire “en plus” par rapport à Angélique, Morgane ou même Sarah. Il y avait bien sûr cette dimension de sororité, mais aussi celle de ses origines, du fait qu’elle soit issue de l’immigration, qu’elle appartienne à la première génération née en France.

Crédits photos : Eloise Legay – Banijay Studios

Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce que ça raconte ? Comment on défend ça dans une série où ce n’est pas le thème principal, mais où ça apparaît par petites touches dans sa vie privée ? Ça a été un travail de fond très important pour moi pour me glisser dans la peau de Jasmine.
Au call-back, les discussions avec David ont été ultra naturelles. Quand je lui ai dit que le personnage me rappelait ma mère, ça lui tenait aussi à cœur de m’accompagner le plus précisément possible. Moi, j’écrivais des idées, des inspirations, sur la façon dont je voulais qu’elle soit, de s’exprimer, de ce qui anime Jasmine à faire les choses qu’elle fait…. Parfois, on s’appelait à 22h avec David pour parler du rôle, parce qu’on était tous les deux très conscients de ce que ce personnage avait à défendre.


J’imagine que les costumes et les décors ont aidé à vous mettre dans la peau de votre personnage…

David avait une vraie vision des années 90, celles qu’il a vécues avec ses yeux à lui, et pas une version fantasmée ou « fashion » vue depuis 2025. Il n’y avait rien de très commercial. Notre version allait à l’essentiel, dans quelque chose de brut, notamment pour nos personnages, qui ne sont pas maquillés. Et ça, ça raconte déjà beaucoup de choses. Par exemple, Jasmine porte des vêtements amples, sans chercher à être « à la mode ». On peut imaginer qu’elle récupère les fringues de ses grands frères. David n’a pas essayé de nous rendre stylées à tout prix. Et je trouve que son look correspond très bien à sa personnalité.

Côté décors, c’était fou. Les voitures, les uniformes des figurants, les posters dans les chambres, les petits accessoires, les gadgets… le moindre détail était travaillé. On avait vraiment l’impression d’être dans une faille spatio-temporelle. Les équipes ont fait un travail sublime. Et ça faisait du bien aussi, parce qu’on n’avait pas nos téléphones sur le plateau. On était vraiment dans une bulle, en immersion totale.



Comment avez-vous créé ce lien d’amitié avec Capucine, Clémence et Nelligan ?

Avec Clémence, on avait déjà tourné sur Déter, donc on se connaissait bien. On avait passé presque huit mois ensemble sur le même projet, on a le même groupe d’amis, et on était même parties en vacances au ski juste avant Désenchantées. Je savais que ça allait très bien se passer.


Capucine, ça a été un coup de cœur dès les répétitions. Il y a eu un moment où il s’est passé quelque chose dans le regard. Je pense qu’artistiquement et humainement, ça a tout de suite matché. Je me souviens de notre premier voyage pour aller tourner à Wimereux. J’étais dans le train avec Capucine et Nelligan, Clémence nous a rejointes plus tard. On s’est posées toutes les trois au restaurant, et c’était une évidence. Je me sentais en sécurité avec ces filles-là. À ce instant-là, j’ai su qu’on allait faire quelque chose de beau. Tout s’est fait très naturellement.



Il y a deux très belles scènes dans la série. La première, c’est celle au stade, où vous dites avec Clémence à Angélique que vous la croyez lorsqu’elle évoque son viol. Racontez-nous les coulisses de cette séquence…

Avec Clémence, on laissait toujours Capucine entrer dans son émotion avant chaque prise, parce que tenir des scènes comme ça sur la durée, ce n’est vraiment pas facile. De notre côté, on voulait l’accompagner avec beaucoup de douceur et de bienveillance. Dans la séquence juste avant, on la voit se faire harceler dans les couloirs, et tout de suite après, on est là pour elle, en soutien. On n’est pas allées chercher quelque chose de plus compliqué que ça : être présentes, la croire, même si on n’a pas été témoins de ce qu’elle a vécu. Comme nous devrions le faire dans la vraie vie : sincèrement. Le fait que nos personnages prennent son parti sans tout savoir, je trouvais ça déjà très fort également. L’action en elle-même disait tout, on n’avait pas besoin d’en rajouter.
Ce qui était plus léger, c’est que la chanson qu’on devait chanter – celle où je dis : « J’adore cette musique, je l’écoute tout le temps » – en réalité, je ne la connaissais pas du tout. Clémence, elle, connaissait les paroles par cœur. Moi, qui suis censée la connaître, je faisais un peu du yaourt… mais je crois que ça ne se voit pas trop au montage (rires). Avant de tourner, je n’avais pas été prévenue du choix de la chanson. Merci David !



La seconde scène, c’est celle où la patronne de votre maman la vire pour ce bijou qu’elle aurait soi-disant volé…

Cette séquence me tenait énormément à cœur, et à David aussi. Beaucoup de gens ont vécu, ou vivent encore, des situations similaires, faites de jugements rapides et d’injustices. Je voulais y mettre toute ma sincérité pour ne pas trahir cette réalité-là. D’ailleurs, c’était ma scène de casting, donc j’avais une affection particulière pour elle. Je voulais la défendre sans être dans une posture de victime, et sans mettre la mère de Jasmine dans cette position non plus. C’est ça que j’aime chez Jasmine : peu importe qui elle a en face d’elle, elle tient bon. Elle ne se laisse pas abaisser, surtout face à une injustice. Il y a quelque chose de très instinctif, presque animal, dans la manière dont elle protège sa mère. Je tenais à ce qu’on ressente ça. Jasmine est plutôt mesurée, sage, entre guillemets, mais dès que ça touche ses proches, elle réagit. Pour cette scène, ce que je fais rarement d’habitude parce que j’essaie de rester dans la création pure, je me suis imaginé que c’était ma propre mère. J’ai fait ce transfert. Je sais que je n’aurais pas supporté de la voir vivre ça, et j’aurais pris sa défense sans réfléchir.

Il y avait aussi une dynamique très importante entre nous trois : Iris, la mère et moi. On est chacune dans une position très différente, donc tout était une question de rythme, d’énergie, et on a beaucoup retravaillé ça sur le plateau. Il y a des choses qu’on a adaptées sur le moment avec David. Parfois, il m’isolait pour faire monter la tension. Honnêtement, j’ai eu de vrais pics d’émotion, au point d’avoir des larmes d’énervement qui montaient. Il fallait tenir cet état pendant plusieurs heures. C’était intense, mais la scène le méritait. C’était une scène très technique, ne serait-ce que pour qu’elle sonne juste.



Vous êtes actuellement à l’affiche de la série Le Signal. Vous incarnez Lina, une jeune fille habitante de l’île de Kérnolé. Sur ce rôle, quelles ont été vos méthodes de travail pour créer ce personnage qui va accompagner l’héroïne dans ses aventures paranormales ?

Ce qui est drôle avec Lina, c’est que ça a été une évidence presque immédiate. Comme si c’était une autre partie de moi que j’explorais. Elle m’est venue très vite. Quand j’ai lu le scénario avant les premiers essais, j’avais déjà des idées très précises : certaines mimiques, une façon de regarder, même corporellement, comment je voulais l’habiter, comment elle se tient, comment elle bouge. Je me suis énormément amusée avec elle et je l’ai aimée instantanément.
Même si ce sont des adolescentes, que ce soit Jasmine ou Lina, elles sont confrontées à des événements et à des drames qui pourraient toucher des jeunes femmes de 20 ans. Il y a évidemment un côté ado, mais elles ont aussi une vraie maturité, chacune à leur manière. De fait, je ne me suis pas sentie obligée de« jouer l’adolescente ». Peut-être que ça se ressent davantage dans l’écriture, dans la façon dont elles parlent parfois, mais dans leur énergie profonde, je ne me suis rien imposé. Je me suis juste dit : sois au plus juste.
Et puis, ni Jasmine ni Lina ne sont des ados clichés. Ça aide beaucoup. Au fond, on a tous notre enfant intérieur, et ces personnages m’ont permis de reconnecter avec l’ado que j’ai été.


Avec Sarah Pachoud, vous avez une belle complicité et une relation touchante. Est-ce que vous pouvez nous parler de cette complicité, de cette relation un peu troublante ?


J’ai fait mon callback avec Sarah et, j’utilise beaucoup ce mot, mais ça a été une évidence. Je ne sentais pas que c’était un moment où je devais uniquement défendre mon rôle et ma place dans la série ; j’avais l’impression qu’on était déjà sur le plateau. On a eu tout de suite une alchimie, même si nos énergies sont différentes, elles matchaient parfaitement. Pourtant, sur le papier, ça aurait pu peut-être moins bien se passer. On est rapidement devenues proches, et ça a vraiment aidé pour la série. Quand on est comédien, on a juste envie que ça se passe bien, et quand c’est le cas, on a du plaisir tous les matins à venir travailler.
J’aime beaucoup la relation entre nos personnages dans la série, ce côté un peu flou de Camille, où on ne sait jamais trop ce qu’elle ressent. J’adore aussi que Lina assume totalement qui elle est et vive ses émotions sans trop se poser de questions.

Je pense que cette complicité-là, on n’avait même pas besoin de la jouer. Par exemple, sur la scène de l’échelle du premier épisode – qui est d’ailleurs l’une des nos scènes préférées à Sarah et moi mais également de la production – il s’est passé un truc incroyable sur le plateau, les étoiles étaient alignées. Tout est devenu très spontané, et ça a créé quelque chose de magique à l’écran.

Il y a des séquences qui sont très impressionnantes dans Le Signal, notamment dans le grand champ de blé. Vous êtes attaquée par le fantôme de Kérolé. Comment cette scène a-t-elle été tournée ?

Franchement, ça a été un gros bloc de tournage, autant pour nous que pour les équipes, parce que la logistique était super compliquée. On avait deux champs sur lesquels on tournait selon les prises et les séquences. La production a dû les acheter à un particulier parce qu’on allait ruiner ses cultures. Je précise que c’étaient des blés bio, parce qu’ils ne se tordent pas de la même façon que des blés classiques. Ils avaient cherché ces lieux très longtemps en repérage. Par exemple, sur toute la scène où je ramasse Nassim et crie « On se casse ! », les blés qui bougent étaient en réalité manipulés par l’équipe SFX avec de grandes cordes pour les rabattre. On devait suivre des chemins précis pour courir : si on écrasait les blés, on ne pouvait pas repasser dessus. Très vite, on ne savait plus où marcher, car certains endroits étaient réservés aux effets spéciaux et il ne fallait absolument pas toucher les cultures. C’était une logistique monstrueuse.

Keziah se fait traîner littéralement par un tracteur, et moi, je lui cours après. Sur une prise, je devais juste tendre la main pour le rattraper, mais dans la vitesse, je trébuche, tombe sur Keziah, et Sarah me tombe dessus… voilà qu’on termine tous les trois domino ! Catastrophique, mais hilarant.

Le résultat en valait la peine. Les plans de la série – avec les tunnels ou le sémaphore – sont absolument magnifiques. C’était spectaculaire.

Vous avez tourné dans des décors un peu horrifiques : le château et les souterrains…

C’était génial, et c’est exactement le genre de tournage que j’adore. J’ai grandi avec ce type de films, et ça nous plonge immédiatement dans un imaginaire qui nourrit le jeu. Les tunnels, par exemple, n’avaient pas été réouverts depuis la Seconde Guerre mondiale : ils l’ont fait uniquement pour nous. À chaque entrée, on ne savait jamais d’où venait l’eau, et tous les jours, le niveau changeait. C’était mystérieux et un peu inquiétant. Ce sont des scènes très physiques pour tout le monde, parce qu’on passait des journées entières enfermés dans ces tunnels ou ces grottes. Mais l’énergie était ultra puissante, surtout en sachant que les Nazis y avaient entreposé des armes : il y a toute cette histoire qui vous enveloppe et qu’on ressent.
Quant au manoir, il était sublime. Il nous plongeait dans une atmosphère incroyable. C’est une vraie force de la série : la grande majorité des décors sont naturels, et ça donne une authenticité et une intensité que l’on ne pourrait pas recréer en studio.

Qu’est-ce que vous avez ressenti à la lecture des scénarios des deux séries ?

Pour Le Signal, ça a été un véritable coup de cœur, pour tout : l’univers créé par Maxime, le personnage… C’est exactement ce que j’aime dans le cinéma et ce dont je rêve de faire en France. Savoir qu’on peut produire une série comme celle-ci, qui tient la comparaison avec les productions anglo-saxonnes, ça fait du bien. Je me suis dit que
c’était mon opportunité, car jamais je n’avais eu un scénario qui m’animait autant entre les mains.

Pour Désenchantées, j’avais reçu uniquement les deux premiers épisodes, et Jasmine n’y apparaît pas beaucoup. Je ne comprenais pas encore la portée de mon personnage et je ne savais pas comment j’allais le défendre. Désenchantées, ça s’est joué au casting. J’ai tout donné, en laissant parler ce que ça m’animait à l’intérieur. Être plongée dans cette nouvelle palette de jeu, explorer ces couleurs différentes, ça m’a fait un bien fou. Ensuite, j’ai lu le livre et découvert la profondeur de l’histoire et des thèmes abordés. Là, j’ai vraiment eu envie d’en faire partie.



Vous avez tourné avec deux maîtres du genre : Slimane-Baptiste Berhoun et David Hourrègue. Qu’est-ce que vous avez appris à leur contact ?


Avec Slimane, j’avais fait mon call-back avec lui, un call-back qui a duré une heure et demie, ce qui ne m’était jamais arrivé. On a même dû quitter la pièce du casting pour finir dans le hall où j’avais mon rendez-vous. Il nous filmait avec un iPhone, avec Sarah, alors qu’on était complètement dans notre jeu, comme si nous étions déjà sur le plateau. Mais je ne savais pas si passer autant de temps en call-back me garantirait le rôle (rire).
Sur le tournage, Slimane vous accompagne dans le détail. Il vient demander un regard à tel moment, une respiration ici, une mimique de visage par là, une posture dans le corps, etc. En même temps, il nous laisse un vrai espace de création.
Avec Karim Ouaret, qui réalise les trois derniers épisodes, le travail se fait beaucoup dans l’énergie et l’action, toujours avec une grande bienveillance et une attention particulière au jeu, malgré le côté divertissement de la série.

Légende : Leina Djema et le réalisateur Slimane-Baptiste Berhoun.

Jamais il n’a voulu que le jeu soit sacrifié lors des scènes plus techniques en terme d’action. Tout reste cohérent artistiquement.

Avec David, il nous pousse à fond, parfois dans nos retranchements, mais avec une telle gentillesse et énormément de bienveillance qu’on a envie de le suivre n’importe où. On veut être la meilleure comédienne possible pour lui, lui proposer nos meilleures idées. Il nous fait confiance et nous laisse exister. On tourne aux côtés de grandes actrices comme Constance Labbé et Marie Denarnaud, et il attend la même implication de nous, plus jeunes, parce qu’il sait qu’on en est capables. Alors on envoie toute notre énergie !

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* Ma critique de Désenchantées à retrouver ici.
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